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Archives
des
Analyses et débats
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Conjoncture économique
: bilan 2002 et perspectives 2003. Ce qu'en pensent 17 grands témoins
de la région.
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Joannès
GALPERN
Président de l'Alliance des Chambres Syndicales patronales
du Commerce et des Services |
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La consommation
s'enlise
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2002
a été marquée par des hauts et des bas, dont
un fléchissement très net en décembre, excepté
dans le jouet. D'une manière générale, la baisse
de la consommation et de la fréquentation est assez importante.
Même la pharmacie a souffert. Avec l'euro, le consommateur
se montre très regardant sur les prix. Le temps de loisirs
augmente avec les 35 heures mais pas les revenus.
Compte tenu du contexte international, les prévisions à
six mois sont mauvaises, et le manque de visibilité est total
pour la suite. La consommation demeure un phénomène
éminemment psychologique. Ceux qui ont les moyens d'acheter
vont thésauriser. Le renouvellement des besoins existe, mais
" l'achat-plaisir " reste très sage. Les commerçants
vont se retrouver avec des problèmes de sur stocks et de
trésorerie qui vont peser sur les commandes du printemps.
Faire une campagne en faveur de la consommation relèverait
presque du civisme. Une telle conjonction de facteurs négatifs
est sans précédent depuis de nombreuses années. |
Daniel
BOUVARD
Président Rhône-Alpes du Syndicat des Entreprises
de Travail Temporaire |
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L'intérim
subit le contrecoup
du mouvement de désindustrialisation
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Pour
la première fois depuis 1996, le nombre d'intérimaires
a chuté en 2002 de 9,3 % en Rhône-Alpes, conformément
à la moyenne nationale. L'industrie a enregistré la
baisse la plus sévère (-18%). Notre chiffre d'affaires
a baissé de 5,2 % et le volume d'heures prestées de
8 %. Le nombre d'agences reste toutefois stable. La nouvelle loi
de modernisation sociale a contribué à alourdir notre
activité.
En ce début d'année 2003, l'activité se situe
à un niveau inférieur par rapport à l'année
dernière. Nous tablons cependant sur un maintien, voire une
légère remontée de l'activité au deuxième
semestre. Nous avons toujours du mal à recruter du personnel
qualifié, en particulier dans le BTP et l'industrie. En matière
de prévoyance et de formation professionnelle, notre convention
collective est particulièrement novatrice. Nous développons
nos contacts régionaux via "Les rencontres professionnelles
de l'emploi", qui se déroulent à Lyon, le 26
mars. |
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Gilles
PARDI
Président de la Fédération des entreprises
de commerce et de la distribution Rhône-Alpes
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Un secteur en
pleine mutation
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En
2002, les chiffres d'affaires ont progressé de 3 % pour les
supermarchés, de 2,4 % pour les magasins de proximité
et de 1,4 % pour les hypers. La consommation a bien résisté,
malgré une chute de la confiance de 11 points entre février
2002 et février 2003.
Les deux premiers mois de 2003 affichent un chiffre d'affaires en
hausse de 3,7 % pour les hypers et supermarchés. En termes
de consommation, le seul indicateur capable de faire basculer la
confiance des ménages est le taux de chômage. Il exerce
un double frein : sur les achats globaux, car nous sommes en pleine
reconstitution de l'épargne, et dans le choix de consommation,
avec un risque sur les achats lourds nécessitant un endettement.
Notre commerce s'adapte aux comportements de la clientèle
: certains acteurs proposent des gammes à prix bas, d'autres
se positionnent sur des créneaux spécialisés
et le service (e-commerce, livraisons à domicile
). |
Philippe
GRILLOT
Président de la Fédération des entreprises
de transport et de logistique Rhône-Alpes-Auvergne |
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L'influence
négative de la diminution des flux
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En
2002, la baisse du volume transporté a atteint 10 %, du fait
d'un climat maussade à partir de septembre. Le secteur "
marchandises générales " a beaucoup souffert.
Le transport pour la chimie se porte en revanche plutôt bien,
tout comme les acteurs du transport opérant sur le territoire
national. En revanche, les transporteurs internationaux souffrent
de la concurrence européenne et extra-européenne.
Avec l'application progressive des mesures concernant le travail
de nuit, la masse salariale a augmenté de 10 à 12
%.
Les dépôts de bilan vont se poursuivre sur le trimestre
qui vient. L'export s'essouffle, et le transport de marchandises
générales commence mal l'année. Nous rencontrons
toujours les mêmes difficultés avec nos compétiteurs
étrangers et subissons l'influence négative des problèmes
économiques allemands. La hausse du prix du gasoil devra
maintenant être reportée sur les factures. L' overseas
et le grand international demeurent plutôt optimistes. |
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Gilles
MAURER
Président de Syntec délégation Rhône-Alpes |
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Quelques frémissements
malgré le manque de visibilité
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Le
bilan 2002 apparaît contrasté au vu de la diversité
des métiers du tertiaire supérieur. Globalement, le
secteur est en repli après plusieurs années de croissance
à deux chiffres. Les dérives sont importantes pour
les métiers du recrutement. Ceux de l'outsourcing s'en sortent
mieux. Le contexte américain (affaire Enron) provoque une
crise de confiance très perturbante qui pollue dans certains
cas l'image des cabinets de conseil.
La croissance s'annonce faible en 2003, avec quelques frémissements
sur certains secteurs. Quelques sujets comme les réformes
comptables européennes peuvent donner du grain à moudre.
Les carnets de commande de l'ingénierie technique sont bien
remplis. La Transalpine Lyon-Turin et le contournement ferroviaire
Est vont générer du travail. L'informatique risque
en revanche de connaître des difficultés liées
au manque de visibilité. Le peu de recrutements de cadres
sera préjudiciable aux jeunes Bac +5. |
Jean-Luc
GROBERT
Président de l'ADIRA,
Association pour le développement de l'informatique en Rhône-Alpes |
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Un ralentissement
propice à un développement de plus en plus raisonné
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L'année
2002 a été assez éprouvante. Il a fallu gérer
la maturité des systèmes informatiques et le ralentissement
économique. Le service et l'infogérance s'en sortent
plutôt bien, comme tous ceux qui ont anticipé la stagnation
prévue dès 2001.
En 2003, le premier semestre court sur des budgets votés
à l'automne 2002 dans un contexte restrictif. Ensuite, nous
comptons sur les budgets de deuxième niveau. Si la conjoncture
s'améliore, les projets vont se débloquer. Le ralentissement
est normal dans un secteur lié à l'économie
générale, où un développement raisonné
s'impose. Les donneurs d'ordre appliquent une logique de "
retour sur investissement " de plus en plus forte, et se focalisent
sur de petits chantiers répondant à un besoin extrêmement
précis. Les nouvelles technologies sont intégrées
sous forme de prototypes qui ne demandent pas de lourds investissements.
Les prix du matériel et des prestations de services sont
logiquement à la baisse. |
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Olivier
DE KERMEL
Président du Club Prestige Rhône-Alpes |
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Des
perspectives prometteuses, à confirmer selon le contexte
international
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Une
reprise s'est amorcée depuis la rentrée 2002 pour
l'hôtellerie positionnée sur le tourisme d'affaires.
L'effet salons, avec des événements comme Lyon Mode
City ou Pollutec, a pleinement joué. Sur l'année,
l'hôtellerie régionale a enregistré une baisse
des taux d'occupation de 5 à 10 %, accompagnée d'une
hausse des prix moyens de 6 à 10 %. La clientèle est
avant tout française et européenne plutôt qu'internationale,
une tendance qui se confirme depuis septembre 2001.
2003 laisse présager une augmentation du taux d'occupation
et une stabilité des prix. Les prévisions liées
à la tenue de congrès sur la région lyonnaise
sont plus que prometteuses. Pour pallier la pénurie de capacités
en chambres 4 à 5 étoiles, des projets devraient voir
le jour, permettant le développement de 30 % des capacités
à trois ans. Mais tout peut être remis en cause en
fonction des événements internationaux. |
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Jean-Pierre
COIFFE
Président du Comité régional des banques
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Le niveau historiquement
bas du credit encourage l'investissement
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L'année
2002 a été marquée par un ralentissement des
flux d'échanges internationaux, la décélération
de l'activité et les orientations déprimées
des marchés financiers.
Si quelques entreprises de Rhône Alpes ont payé un
lourd tribut à cette dépression économique
qui a notamment affecté l'activité de sous-traitance
industrielle et les nouvelles technologies, en revanche, l'essentiel
de notre tissu de P.M.E. P.M.I a su s'adapter à la crise
en réduisant le point mort, témoignant d'une maîtrise
de la gestion en progression notable.
Il existe donc un vrai potentiel de rebond
pour autant que
les hypothèques de l'environnement économique et politique
soient levées. Le niveau historiquement bas des taux de crédit
ne pourra que faciliter ce processus de reprise de l'investissement.
Concernant le secteur bancaire, sa recomposition se poursuit en
France non seulement au travers des rapprochements d'enseigne mais
également avec une transformation en profondeur de l'offre
bancaire " multi-canal " avec sur le terrain une banque
" sans guichet mais avec banquier " destinée à
accroître la valeur et la pertinence du service rendu .
Dans ce cadre la Banque de France ne peut pas échapper à
une logique de reconfiguration de ses moyens autour de ce que sont
devenues ses missions. |
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Albert
THIEVON
Président du la Chambre Régionale d'Agriculture
Rhône-Alpes |
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L'heure est
à la réorganisation stratégique
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Les
volumes de production ont augmenté en 2002 et les prix de
vente se sont détériorés. L'aviculture est
touchée par la fin de la crise de la vache folle, et la viticulture
exposée à une forte concurrence étrangère.
L'agriculture représente moins de 4 % de la population active,
mais enregistre une installation pour 2,3 départs, contre
1 pour 10 en 1995.
Pour faire face à la morosité, l'agriculture régionale
mise en 2003 sur la restauration de la confiance du consommateur,
grâce à un effort de transparence et d'identification
de ses produits, par une démarche de certification des exploitations.
Le milieu agricole doit prendre conscience qu'il n'est plus seul
maître à bord ; des partenariats sont à envisager
avec l'industrie agroalimentaire. Nous devons nous battre contre
la réforme de la PAC, et en même temps construire de
nouveaux projets. |
Alain
MATTEUCCI
Président de la Chambre Régionale de Métiers
Rhône-Alpes |
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Un volume d'activité
soutenu
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Le
regain d'activité du petit commerce et de l'artisanat s'est
tassé en 2002, en particulier dans le bâtiment où
les carnets de commandes sont à 3 mois au lieu de 6. La boulangerie
s'en sort bien ; la boucherie-charcuterie voit encore ses parts
de marché grignotées par les grandes surfaces. Les
métiers de service sont en développement croissant.
Globalement, le nombre d'entreprises artisanales est en hausse de
2 %.
Pour 2003, l'objectif est le maintien de ces tendances, malgré
les incertitudes liées au contexte international. La crainte
est que ce soit une année de réserve, mais le monde
artisanal saura sortir de ce passage difficile. L'aménagement
de la RTT permet de réaliser à nouveau des heures
supplémentaires pour satisfaire délais et carnets
de commande. La TVA à 5,5 % dans le bâtiment sera maintenue
; ne serait-ce que pour éviter un retour du travail au noir
favorisé par le temps libéré par les 35 heures.
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Jean
CHAVOT
Président de l'Union régionale de la FNAIM |
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La
prudence est de mise
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L'année
2002 a été légèrement moins bonne que
2000 et 2001 pour le nombre de transactions. La pénurie de
bons produits se fait sentir, d'où une augmentation des prix
de 10 à 15 %. Le consommateur sait exactement ce qu'il veut.
Il opte pour une qualité de vie qu'il est prêt à
payer. L'acte d'achat est aussi favorisé par de faibles taux
d'intérêts et le désir d'investir dans les valeurs
immobilières, plus sûres que le boursicotage ou le
régime des retraites.
2003 s'annonce plus difficile, suite au ralentissement économique
qui s'est fait sentir dès novembre 2002. Le contexte plus
tendu du côté de l'emploi favorise la désolvabilisation
de l'acquéreur, dont les mensualités d'emprunt seront
d'autant plus élevées que les prix montent. Quand
on s'engage à long terme, il faut avoir confiance en l'avenir.
L'entonnoir se resserre donc. Nous sommes sur un marché sensible
qui inspire une grande prudence. |
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Thierry
CECCON
Président de la Fédération du Bâtiment
de la région Rhône-Alpes
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Optimisme de
rigueur
à condition que l'investissement privé se maintienne
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En
2002, le bâtiment rhônalpin enregistre un léger
retrait par rapport à 2001. La chute des prix s'accompagne
d'une dégradation des trésoreries et d'une reprise
des dépôts de bilan d'entreprises fragiles. La construction
de logements est en recul de 2 %, celle des bureaux et bâtiments
industriels perd 17 points. L'emploi reste ferme à + 1,5
%.
Jusqu'ici nous avons profité de la confiance des ménages
qui ont continué à acheter des logements. Sur 2003,
les carnets de commandes sont normalement garnis à 5,5 mois,
ce qui permet aux professionnels de rester optimistes, même
si une légère dégradation (- 1 %) est attendue.
La conjoncture internationale pourrait avoir des répercussions
sur les financements des particuliers au deuxième semestre.
Le retard du contrat de plan État-Région est pénalisant
pour les entreprises travaillant sur des projets d'infrastructures
importants. |
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Jean-Yves
NOURRISSON
Président de l'Union des industries métallurgiques
et électriques
Rhône-Alpes |
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Attention à
l'attentisme général qui pourrait déclencher
une récession
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2002
s'est révélée assez contrastée. L'industrie
tournée vers les biens de consommation s'est plutôt
bien tenue, mais l'investissement a enregistré une très
nette baisse, particulièrement dans l'automobile et l'aéronautique.
L'impact des grands projets grenoblois impulsés par ST Microelectronics
et Motorola n'a pas encore produit d'effet sur la sous-traitance.
À notre grande surprise, 2003 commence plutôt bien
même si les décisions sont plus ou moins suspendues
au regard des incertitudes internationales. Attention à l'attentisme
général qui pourrait déclencher une récession
! Les répercussions des 35 heures sur les prix ou les marges
vont encore s'étaler sur 3 à 4 ans, avec une détérioration
de notre compétitivité. La baisse de la consommation
est encore plus sensible en Allemagne. Nous attendons le salon de
Cologne mi-mars pour avoir davantage de visibilité. Les spécialistes
de l'acier prévoient d'ores et déjà une hausse
des prix. Notre secteur recherche de plus en plus de personnel hautement
qualifié mais la progression des effectifs en lycées
professionnels est un signe favorable. |
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Claude
SZTERNBERG
Délégué général de l'UNITEX,
Union interentreprises Textile Lyon et région Rhône-Alpes
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Des atouts et
un plan d'urgence pour sortir de la crise
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La
situation a commencé à se stabiliser en mai 2002,
avant de reprendre vigueur à la rentrée. La mode redevient
favorable au textile rhônalpin avec un textile haut en couleur,
nuancé par de subtils effets de matière. Cependant,
la hausse continue du coût horaire du travail plombe la compétitivité
de nos entreprises. Les effectifs sont en baisse, jusqu'à
moins 15 % en Ardèche. Les activités les plus touchées
structurellement sont le moulinage et le tissage chaîne et
trame "mass market". Les voilages, nouveautés,
textiles techniques et l'ameublement ont globalement mieux résisté.
L'incertitude plane sur 2003. Nous sommes en position d'attente
sur les carnets de commandes. Chaque point de baisse de la monnaie
américaine nous fait perdre 0,5 point de compétitivité
sur le marché de la zone dollars. L'avenir repose sur nos
atouts : la création textile, l'innovation technologique
et la formation. |
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Pascal
DESTREMAU
Président du Groupement des industries de la plasturgie
Rhône-Alpes-Auvergne |
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Pas
d'amélioration significative en 2003
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L'année
2002 restera une année difficile pour la plasturgie et très
contrastée selon les marchés, même si la branche
poursuit globalement sa progression et si certaines entreprises, qui
offrent une prestation à forte valeur ajoutée en termes
d'innovation et d'orientation services, tirent très bien leur
épingle du jeu.
À court terme, les premiers indicateurs pour 2003 ne laissent
guère présager une amélioration significative.
Les entreprises qui avaient anticipé une progression du marché,
notamment par des investissements lourds, se retrouvent en surcapacité.
La baisse constante des prix de vente, conjuguée à la
hausse des matières premières, les fragilise. Elles
doivent aussi faire face à des mutations structurelles pour
répondre aux exigences croissantes de leurs clients, notamment
de participer ou d'assumer en amont des charges relatives au développement
des process et des produits. Afin d'améliorer son positionnement
international, la plasturgie mise sur un programme d'amélioration
de la valeur ajoutée. |
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Jean-Louis
PIGNAN
Président du Groupement des industries chimiques et connexes
de la région Rhône-Alpes
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Les efforts portent
sur la sécurité et l'image dans un contexte fortement
concurrentiel
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2002
s'est révélée médiocre. Le volume des
activités, hors pharmacie, affiche un repli de 0,4 %. Pour
l'ensemble de la chimie, les prix de vente industriels ont baissé
de 1,2 % (- 6,5 % pour la chimie minérale). En l'absence de
moteur économique mondial, la demande reste faible. Nos prix
étant établis en dollars, la concurrence est beaucoup
plus rude face aux Etats-Unis. L'Asie du Sud-Est et la Chine conservent
des coûts très compétitifs.
2003 ne peut être que meilleure. Après un premier trimestre
très moyen, suspendu à la " question irakienne
", une reprise est attendue, au plus tôt, au deuxième
semestre. 2003 sera aussi marquée par le vote de la nouvelle
loi sur les risques technologiques à laquelle notre industrie
est préparée : des comités locaux d'information
se mettent déjà en place. L'opération "À
la rencontre de la chimie", qui a accueilli plus de 10 000 visiteurs
en région, sera reconduite, éveillant des vocations
pour renouveler les effectifs en personnels de qualité. |
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Georges
JOBARD
Président de la Fédération des industries
mécaniques - Délégation Rhône-Alpes |
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Réflexion
stratégique devant un repli confirmé
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Le
repli intervenu milieu 2001 s'est confirmé en 2002 après
8 années de croissance. Les effectifs sont en baisse et le
volume de production en recul de 2 à 3 %. Les équipements
industriels ont subi le ralentissement des investissements. Les matériels
d'optique et de précision tirent leur épingle du jeu.
Pour 2003, il est difficile de prévoir une inversion de tendance.
Beaucoup de projets sont retardés. L'activité sera liée
au prix du pétrole et à la parité euros/dollars,
aujourd'hui défavorables. L'élargissement de l'Europe
en 2004 constitue une menace pour les emplois de sous-traitance. Nous
devons donc nous positionner vers le haut-de-gamme, en jouant sur
l'innovation, l'exportation et en s'appuyant sur la formation des
personnels. La mécanique rhônalpine dispose d'un réseau
de centres techniques, d'écoles, tournés vers nos métiers,
et capables d'accompagner les entreprises. |
Interviews réalisés
par l'agence de presse Be.Presse
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