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Archives
des
Analyses et débats
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Conjoncture économique
: bilan 2001 et perspectives 2002. Ce qu'en pensent 17 grands témoins
de la région.
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Joannès
GALPERN
Président de l'Alliance des Chambres Syndicales patronales
du Commerce et des Services |
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L'euro et les
élections entretiennent l'attentisme des consommateurs
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| L'année
2001 s'est traduite par une activité en dents-de-scie. Les
grandes surfaces ont ressenti l'effet attentats et la crainte des
rassemblements de manière diffuse. Elles sont parvenues à
absorber les conséquences des 35 heures, contrairement aux
petites entreprises. Quant au "e-commerce ", sauf pour
des niches d'activité bien spécifiques, il est davantage
une prise d'option pour l'avenir qu'un investissement susceptible
d'offrir une rentabilité à court terme. En 2002, la
période des soldes a bien démarré, mais l'essoufflement
est venu très vite. L'arrivée de l'euro a rendu les
consommateurs méfiants et leur a fait perdre les anciens
repères. Résultat : fin janvier, les porte-monnaie
étaient vides. Les commerçants ont tout naturellement
arrondi leurs prix pour faciliter le rendu de monnaie, ce qui a
généré une petite inflation. Les élections
vont également perturber les esprits. Ces facteurs psychologiques
risquent d'accentuer la légère baisse de la consommation
amorcée début février. |
Gilles
PARDI
Président de la Fédération des Entreprises
du Commerce et de la Distribution Rhône-Alpes |
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La bonne résistance
de la consommation ne doit pas nous empêcher de rester vigilants
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| En
2001, les indices mensuels cumulés affichent une hausse de
l'activité de 2,0 % pour les hypermarchés et de 4,5
% pour les supermarchés. 2001 est tout à fait correcte
en termes de chiffre d'affaires. Après une légitime
inquiétude suite aux événements du 11 septembre,
la consommation a bien résisté aux modifications des
grands équilibres économiques. Pour 2002, malgré
la remontée du chômage, le commerce devrait progresser
de 1 à 2 %. Les fluctuations du prix de l'essence sont
un élément perturbateur dans l'appréciation
du niveau d'activité. La sortie de la période de "blocage"
des prix liée à l'euro ne laisse pas présager
de hausse spécifique. Deux événements sont
vraiment à prendre en compte. Le changement de monnaie permet
pour la première fois au consommateur d'établir une
comparaison européenne des prix, en particulier sur les achats
lourds. L'ampleur des événements de septembre et les
retournements de conjoncture incitent à la vigilance, sans
pour autant conduire à la psychose. |
Philippe
GRILLOT
Président de la Fédération des entreprises
de Transport et Logistique Rhône-Alpes - Auvergne |
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| Le
bilan de l'année 2001 est contrasté : transport intérieur
soutenu, mais chaotique au niveau international du fait d'une baisse
d'activité assez sensible. La récession est importante
dans les transports overseas (maritimes et aériens). Les
activités logistiques, elles, se portent bien. Le secteur
est attentiste pour le premier semestre 2002, plus serein pour le
deuxième. En volume, les deux premiers mois de l'année
se sont révélés particulièrement calmes.
L'effet conjugué 11 septembre / ralentissement de l'économie
américaine continue de jouer. Si le niveau des prix du gasoil
reste relativement bas, avec un effet bénéfique sur
les marges des entreprises, certaines négociations paritaires
laissent présager une augmentation très importante
de la masse salariale. Les nombreux reports de la date de réouverture
du Tunnel du Mont Blanc conduiront la profession à réfléchir
et à s'impliquer dans des solutions alternatives à
la route (autoroutes ferroviaires, cabotage maritime). |
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Gilles
MAURER
Président du SYNTEC Rhône-Alpes |
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Ralentissement
de la croissance
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| Le
bilan de l'année 2001 apparaît extrêmement contrasté.
Le premier semestre a été assez positif pour tous
les secteurs ; le deuxième semestre a été marqué
par les difficultés que traverse l'industrie. Les taux de
croissance sont ainsi très variables selon les activités
: 10 % pour l'informatique, 5 % pour l'ingénierie, proche
de 15 % pour le conseil en management, quelques points seulement
pour la formation professionnelle et le conseil en recrutement.
Pour 2002, les taux de croissance resteront liés aux activités
industrielles et tertiaires. Le repli de l'industrie pourrait ramener
le taux de croissance vers 5 à 10 % pour l'informatique et
le management, et à moins de 5 % pour les autres activités.
Les sociétés pourront se focaliser davantage sur le
secteur public délaissé en période faste. La
tendance manageriale dans le tertiaire supérieur est à
la planification et à l'adaptation permanentes. Le secteur
est globalement en réorganisation avec une modification des
périmètres d'activité. L'heure est aussi à
l'anticipation d'une pénurie prévisible de cadres.
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Jean-Luc
GROBERT
Président de l'Association pour le Développement de l'Informatique
en Rhône-Alpes |
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Un secteur toujours
en tête après "33 glorieuses"
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| Le
bilan de l'année 2001 marque une dynamique forte sur les
services et le conseil. La baisse se poursuit en revanche sur les
équipements, gros serveurs, PC et logiciels. En 2002, les
perspectives sont toujours encourageantes pour les services et le
conseil, de même que pour l'optimisation de l'infogérance.
Le e-business connaît des mouvements moins brusques que ne
semblent l'affirmer les médias : on revient d'un phénomène
de mode pour aller vers une intégration évolutive
des outils liés à Internet. Autre fait positif, l'informatique
est toujours considérée comme un vecteur offrant un
retour sur investissement. Si le ralentissement économique
retarde le renouvellement des parcs de matériel, les systèmes
d'information ont encore un bel avenir, avec les nouveaux outils
de gestion de la relation client, ou de gestion des ressources humaines.
Toutefois, la baisse du coût des communications n'est pas
suffisante. Le thème émergent en 2002 est celui des
"logiciels libres" (sans redevance) pour faire face à
la flambée des prix des logiciels. |
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Olivier
DE KERMEL
Président du Club Prestige Rhône-Alpes |
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Nette
remontée de la clientèle européenne
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| L'année
2001 s'est révélée excellente pour l'hôtellerie
régionale jusqu'au milieu de l'année. Pour tous les
business en relation avec l'international lointain (continents américain
et asiatique), la fréquentation est affectée depuis
le mois de septembre par une baisse de - 10 % à - 50 % par
rapport à l'année précédente. Ce mouvement
a engendré un important ralentissement des chiffres d'affaires
et un flux de clientèle très différent. Le
début d'année 2002 ressort de façon très
positive en montagne. Le taux de remplissage est satisfaisant, comme
les prévisions de réservation, et cela jusqu'en avril.
Pour les hôtels de l'agglomération lyonnaise, les mois
de janvier à mars sont traditionnellement calmes. Globalement,
les pronostics pour les six derniers mois 2002 sont plutôt
optimistes. Le calendrier prévoit en effet l'accueil de nombreux
congrès et séminaires en fin d'année. La fréquentation
internationale change toutefois de nature : les déplacements
se réalisent avant tout au niveau européen, et les
Américains commencent tout juste à revenir. |
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Jean-Pierre
COIFFE
Président du Comité régional des banques |
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Des
évolutions contradictoires
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| Le
bilan de l'année 2001 dans le secteur bancaire est plutôt
positif. La bonne tenue de l'activité s'est confirmée,
même si elle apparaît moins forte qu'en 2000. La demande
de financement des entreprises et des particuliers s'est maintenue
à un niveau élevé. L'évolution très
chaotique des marchés boursiers a impliqué le retour
en grâce de l'épargne bancaire traditionnelle : livrets,
PEL... L'exercice 2002 n'apparaît pas facilement lisible.
Les indicateurs soulignent des évolutions contradictoires.
Les besoins de fonds de roulement sont en baisse, en même
temps que l'activité. Cela dit, pas d'alerte forte sur d'éventuelles
remontées des stocks. Les décisions d'investissement
sont reportées et non abandonnées. Aucun acteur n'a
de vision catastrophique pour l'avenir, et les industriels qui opèrent
sur les marchés nord-américains observent quelques
signes annonçant un redressement au deuxième semestre.
Reste à souhaiter qu'un nouvel attentisme ne vienne pas ralentir
la tonicité de la demande et le soutien de l'activité
par l'investissement. |
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Albert
THIEVON
Président du la Chambre Régionale d'agriculture
Rhône-Alpes |
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Crise persistante
et remise en cause
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| La
situation de l'agriculture régionale est très difficile
: baisse des prix et des volumes, augmentation des charges... Les
agriculteurs sont démobilisés par les crises et les
accusations successives. Le marché des produits biologiques
est en perte de vitesse ; le consommateur, rassuré par les
mesures de sécurité alimentaire, revient aux produits
classiques. De grandes inquiétudes persistent, conséquences
de plusieurs phénomènes. Nous voyons des agriculteurs
choisir l'âge de la quarantaine pour changer de métier,
sans motif financier. Effet indirect des 35 heures, les jeunes délaissent
les métiers agricoles car le secteur n'est pas concerné
par la RTT. La remise en cause des impacts de l'agriculture sur
l'environnement va se poursuivre, en dépit de sévères
contraintes administratives. L'année 2002 sera aussi marquée
par l'accélération de la qualification des exploitants,
la certification des produits. Enfin, avec l'élargissement
de l'Europe, davantage de pays devront se partager un même
budget de primes compensatoires. La période électorale
repousse toute prise de décision dans ce domaine. |
Alain
MATTEUCCI
Président de la Chambre régionale de métiers
Rhône-Alpes |
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Dans l'attente
d'un deuxième souffle
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| Les
secteurs du petit commerce et de l'artisanat ont connu un regain
d'activité en 2001, même si la fin d'année est
moins bonne que les six premiers mois. Cette tendance est particulièrement
ressentie dans le bâtiment, secteur "baromètre"
qui représente 36 % de l'artisanat. L'essoufflement,
palpable au niveau des carnets de commande, est caractéristique
d'un attentisme pré-électoral. L'alimentation vit
au rythme d'une consommation soutenue au quotidien et se porte mieux.
La mise en place des 35 heures, difficilement applicable, n'aboutit
à aucune création d'emploi. Il s'agit maintenant de
procéder à une renégociation des procédures,
attendue aussi bien par les patrons que par les employés.
Compte tenu des chiffres avancés par les entreprises, l'année
2002 consistera avant tout à gérer le ralentissement
de l'activité. Des signes d'optimisme apparaissent toutefois
dans la persistance de l'augmentation du nombre d'entreprises artisanales
et le retour des consommateurs auprès des commerces de centre-ville.
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Jean-Jacques
BENON
Président de l'Union régionale de la FNAIM |
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La
baisse des taux d'intérêt joue positivement
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| Le
volume de transactions en 2001 est presque identique à celui
de l'année 2000. Les chiffres d'affaires se sont maintenus,
ou ont même légèrement progressé. La
demande de maisons individuelles apparaît en nette hausse.
Les grandes agglomérations constituent de véritables
" aimants économiques ". Ici, la contraction de
l'offre a conduit à une augmentation des prix, jusqu'à
10 % sur les bons produits. Une chute des transactions est prévisible
au premier semestre 2002 en raison du cumul des élections
présidentielles et législatives. La baisse du prix
au mètre carré est déjà perceptible.
Jusqu'en fin d'année 2001, le contexte était économiquement
viable pour des agences qui ne réalisent, la plupart, que
des transactions de petite taille. L'avenir est plus incertain avec
les 35 heures. La RTT se révèle totalement ingérable
dans les agences. Seul élément positif : la baisse
des taux d'intérêts. Des emprunts à 5 % en moyenne
stimulent la demande. Sauf volonté politique contraire, le
dynamisme sera maintenu. |
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Thierry
CECCON
Président de la Fédération du Bâtiment
de la région Rhône-Alpes
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Stabilisation
à un bon niveau d'activité
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| Après
un très haut niveau d'activité en 2000, le Bâtiment
rhônalpin a enregistré un ralentissement en 2001 pour
atteindre un niveau moyen d'activité en fin d'année.
Concernant le début de l'année 2002, les indicateurs
confirment une stabilisation de l'activité. Les carnets de
commandes s'élèvent à 4,75 mois. La situation
de trésorerie suit la tendance. Les perspectives d'embauche
sont ralenties, tout en se maintenant à un niveau élevé.
Le dynamisme de la demande marque une pause en raison de la période
pré-électorale, mais les chefs d'entreprise ont connu
une telle situation de " surchauffe " qu'en général
le report de certains chantiers leur convient assez bien. Le BTP
réagit beaucoup moins vite au ralentissement que les autres
secteurs de l'économie, avec un écart de 12 à
14 mois. Reste à espérer que nos entreprises ne soient
pas affectées plus tard, par les difficultés connues
par les industriels ces derniers mois. |
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Alain
MAZZA
Président de la Fédération régionale
des Travaux Publics Rhône-Alpes |
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Le contrat de
plan État-Région support de l'activité
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| Globalement,
le chiffre d'affaires 2001 des travaux publics est légèrement
supérieur à celui de l'année précédente
: + 2,5 %. Les carnets de commandes et les appels d'offres se sont
cependant réduits au dernier trimestre. Avec les élections
municipales, les travaux des collectivités locales ont été
repoussés. Les retards ont encore été accentués
par la réforme du Code des marchés publics. Deux scénarios
possibles pour 2002 : une hausse de 2 % du chiffre d'affaires ou
une baisse équivalente... L'activité sera soutenue
par le contrat de plan Etat-Région mais décalée
sur le second semestre. La partie voies ferrées entre dans
sa phase active et celle des routes se poursuit. La mise en sécurité
des accès aux stations de Savoie et de Haute-Savoie va également
générer de l'activité. Face à une pyramide
des âges catastrophique où toutes les catégories
de personnels sont concernées, la profession se mobilise
pour la formation des jeunes. |
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Georges
JOBARD
Président de la Fédération des Industries
Mécaniques - Délégation Rhône-Alpes |
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Recul
limité après six années de croissance
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| Rhône-Alpes
n'échappe pas à la tendance nationale de décélération
de la croissance du secteur en 2001. Le retournement de la conjoncture
française et internationale a entraîné une baisse
sensible de la production dans les derniers mois de l'année,
de même que la mise en place de la RTT. Les exportations sont
restées dynamiques durant les neuf premiers mois ; la détérioration
s'est amorcée ensuite sur le marché de l'Union européenne
qui représente la majorité des débouchés.
Les effectifs sont restés stables après six années
de croissance. Les baromètres de la Fédération
confirment que le ralentissement économique européen,
et donc la baisse de production des industries mécaniques,
vont se poursuivre au premier semestre 2002 à hauteur d'au
moins 1 %. Un raffermissement de l'activité des industries
mécaniques tirée par les exportations vers les autres
marchés mondiaux est à espérer au deuxième
semestre 2002, sous réserve que l'économie américaine
amorce une reprise en milieu d'année. |
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Jean
FREIDEL
Président de l' Union interentreprises Textile Lyon
et région Rhône-Alpes
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La crise profonde
nécessite un plan d'urgence
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| Après
un début d'année 2001 très correct, le textile
rhônalpin a ressenti un tassement de l'activité au
deuxième trimestre. La dégradation s'est ensuite nettement
amplifiée en fin d'année. Le luxe et le haut de gamme
ont échappé à la morosité, ainsi que
la maille. L'activité reste soutenue dans le secteur de l'ameublement
et du voilage. La perte de volume en maille tricotée est
en général compensée en tissé. Mais
le moulinage, le tissage et les tissus à usage technique
sont particulièrement touchés. La non-utilisation
des machines, surtout en Ardèche, a entraîné
une vague de chômage partiel. 2002 n'a pas apporté
de changements. Les secteurs à valeur ajoutée se portent
bien ; les difficultés concernent surtout les secteurs à
gros tonnage, orientés "mass market". Les industriels
n'ont aucune visibilité pour les mois à venir. Cette
situation frappant le textile, l'un des piliers de l'industrie régionale,
exige un plan assorti de mesures d'urgences. Ce plan est actuellement
à l'étude. |
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Patrick SIVERA
Président du Groupement des Industries de la Plasturgie
Rhône-Alpes |
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Optimisme
de rigueur si le prix des matières premières reste
stable
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| Le
bilan de l'année 2001 est assez contrasté pour la plasturgie
rhônalpine : 20 à 25 % de la profession réalise
un très bon exercice, un tiers connaît des difficultés.
Quant aux autres entreprises, elles connaissent des problèmes
de compétitivité liés à la hausse du prix
des matières premières. La baisse d'activité
est sensible depuis septembre, y compris dans le secteur automobile.
Par rapport au mois de novembre, décembre montre un fléchissement
de la production et des livraisons. Avec le ralentissement de la demande
étrangère, les carnets de commandes sont insuffisants.
En 2002, les rationalisations de sites et les délocalisations
des productions à faible valeur ajoutée se poursuivent.
Les postes non qualifiés ont du mal à résister
alors que le recrutement de compétences et de matière
grise augmente. Début 2002 laisse présager une remontée
du niveau de production dans les prochains mois, dans la mesure ou
le prix des matières premières reste stable. |
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Gérard
SINAGRA
Président du Groupement des Industries Chimiques et Connexes
de
la région Rhône-Alpes
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Les espoirs
se tournent vers les Etats-Unis, mais l'incertitude liée
à la législation sur les activités
"à
risque" demeure
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| L'année
2001 apparaît nettement en retrait par rapport à 2000.
Le point culminant de l'activité s'est situé en milieu
d'année, ensuite elle n'a cessé de s'émousser.
La chimie a subi la décroissance des autres secteurs, comme
le textile. En 2002, on ne prévoit pas de redémarrage
avant le deuxième semestre. Les États-Unis représentent
le plus gros marché de l'industrie chimique. Si l'économie
américaine redémarre, l'optimisme sera permis. La chimie
tournée vers la santé continuera à obtenir de
bons résultats. Une incertitude liée à l'attente
de la prochaine législation sur les industries dites "
à risque " aura sans nul doute une incidence sur l'investissement.
Des efforts doivent être réalisés pour atténuer
le déficit d'image de la Chimie. Une "Quinzaine de la
chimie", campagne européenne d'information, est ainsi
programmée en octobre 2002. |
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Jean-Yves
Nourrisson
Président de l'Union des Industries Métallurgiques
et Electriques
Rhône-Alpes
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Effritement continu
de l'activité
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| Le
ralentissement de l'activité apparu au cours de 2001 s'est
renforcé à la rentrée et se poursuit encore aujourd'hui
; difficile d'en fixer le terme ! Il apparaît comme la conséquence
d'un phénomène mondial, touchant avant tout les Etats-Unis,
mais aussi notre principal client, l'Allemagne. Dans la mécanique,
les effectifs diminuent, avec, paradoxalement, des besoins spécifiques
de main-d'oeuvre sur certains postes. En 2001, beaucoup d'entreprises
étrangères ont racheté des structures françaises.
Ce mouvement de fusion-concentration déplace les centres de
décision vers l'étranger ou la région parisienne.
L'année 2002 commence sous d'assez mauvais auspices avec une
forte baisse des investissements, la réapparition de licenciements
voire de dépôts de bilan et les conséquences de
la mise en place des 35 heures. Le prix des matières premières
diminue légèrement. Le secteur est en position d'attente
et d'espoir d'un réveil de la demande au second semestre 2002.
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Interviews réalisés
par Elisabeth Ballery
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