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L'industrie mécanique
en Rhône-Alpes
Principales conclusions d'une étude, commanditée par le Conseil régional
et la DRIRE Rhône-Alpes, et réalisée en 1998 par les cabinets ORMIS
et ALGOE Management.
L'industrie de
la mécanique est confrontée à de nombreuses mutations sous la pression
des industries avales et en raison du développement des industries connexes.
Elle doit chercher à s'adapter, et ce, par trois moyens déterminants
:
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augmenter la quote-part ingénierie-conception, afin de proposer
des solutions complètes aux donneurs d'ordre. Cela entraîne des bouleversements
organisationnels : ressources humaines dans les bureaux d'étude, planification
et gestion de production, approche marketing et commerciale.
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développer la capacité d'intégrateur-ensemblier : intégrer de
la valeur ajoutée en provenance d'industries connexes (nouveaux matériaux,
numérique, autres technologies) afin d'améliorer la productivité de
l'appareil de production, la qualité des produits… Cela implique un
changement dans l'organisation du bureau d'étude et la mise en place
de programmes de formation.
>
développer une activité de prestation de service en complément
de l'activité de production ; notamment concernant l'installation et
la mise en route, la formation des utilisateurs, la maintenance et l'entretien,
les mises à niveau. Cela nécessite de nouvelles compétences opérationnelles,
un changement de mode de gestion des ressources humaines, une nouvelle
approche marketing.
Dans ce contexte,
le schéma stratégique global de soutien à la mécanique rhônalpine
pourrait être le suivant :
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favoriser l'intégration des savoir-faire et des technologies
des industries connexes.
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aider les entreprises à entreprendre leurs mutations : amener
à la prise de conscience, mise à disposition d'outils…
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aider les entreprises à atteindre une taille critique : promouvoir
le potentiel, soutenir les démarches commerciales.
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favoriser l'émergence de filières industrielles pour les segments
mentionnés ci-dessous : politique de développement structurée et identique
pour les trois segments.
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favoriser les mutations des acteurs institutionnels du développement
économique et développer leur travail en réseau : définir notamment
une cartographie précise des ressources disponibles et un schéma global
de fonctionnement de ces acteurs.
Trois segments
sont particulièrement caractéristiques des mutations de la mécanique
et présentent en outre un important effet de levier sur la création
de richesse territoriale : manutention/levage, machines pour l'industrie,
et robotique/automates.
L'action
de soutien des pouvoirs publics à ces segments pourrait consister :
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en la création d'un forum technologique régional de la mécanique
composé de scientifiques et d'entreprises régionales de la mécanique
et des industries connexes. Il orienterait et favoriserait la coordination
des travaux de recherche et faciliterait les applications industrielles.
Il favoriserait aussi l'accès aux technologies sous la forme d'une "
bibliothèque d'innovations ".
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en la promotion du territoire régional : positionner Rhône-Alpes
auprès des grands donneurs d'ordre notamment par le biais d'Internet.
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en la mise en place d'agences commerciales pour l'accès aux marchés
internationaux à moindre coût grâce à la "mutualisation".
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au lancement de projets moteurs vitrines des savoir-faire et compétences
de ces segments en Rhône-Alpes.
Pour le segment
de la sous-traitance d'excellence, les actions de soutien prévues
pourraient être les suivantes :
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promotion du segment en précisant le concept de sous-traitance, en identifiant
les entreprises, mais aussi par la création d'un label… afin
de renforcer l'image de ce segment en Rhône-Alpes,
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faciliter l'accès aux compétences : encourager les actions de
mise en réseau, notamment des centres de compétences ; créer un nouveau
dispositif d'appui immatériel aux sous-traitants plus individualisé
avec suivi et accompagnement ; renforcer les savoir-faire et les actions
des centres de compétences ; promouvoir les métiers de la mécanique
dans l'enseignement technique.
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