|
Rhône-Alpes n'a pas bénéficié
d'un redressement des échanges extérieurs
Après
une année 2001 difficile, particulièrement au second semestre,
le commerce extérieur de la région Rhône-Alpes a encore
été au premier trimestre en net retrait par rapport à
l'an dernier.
La régression des exportations a été importante (-
11 %), même si elle est moins vive qu'au trimestre précédent
(- 16 %). Les importations n'ont pas connu d'amélioration en début
d'année
(- 16 % au premier trimestre 2002 contre - 15 % fin 2001).
Exportations
et importations s'inscrivent encore en net retrait
Il n'y a pas eu
en début d'année de redressement pour les catégories
de produits fortement affectées par le recul des exportations au
trimestre précédent. Ainsi les équipements et composants
électriques et électroniques ont-ils encore enregistré
une baisse supérieure à 25 % sur un an, soit 796 millions
d'euros " perdus " à l'export. Le recul des exportations
correspond à 85 millions d'euros dans le textile et à 47
millions pour les équipements du foyer.
En revanche, les
exportations de produits pharmaceutiques, de parfumerie et d'entretien,
qui avaient déjà enregistré une hausse notable en
fin d'année, se sont encore fortement accrues (+ 30 %). On peut
par contre s'interroger sur la signification de la forte baisse des importations
de produits pharmaceutiques (- 35 %), alors que la stabilité est
enregistrée au niveau national.

Les importations
de composants électriques et électroniques sont restées
très déprimées au premier trimestre (- 28 %). Il
en est de même pour les équipements mécaniques (-
17 %), les produits de l'industrie textile (- 16 %) et les équipements
du foyer (- 12 %). Les équipements électriques et électroniques,
bien que s'inscrivant toujours en baisse sensible (- 12 %), ont vu leur
situation s'améliorer par rapport au trimestre précédent
(- 34 %). Ces variations confirment que l'investissement des entreprises
n'a pas repris en début d'année. Dans ce contexte déprimé,
la hausse des importations de produits agro-alimentaires et de l'habillement/cuir
doit être soulignée.
Rhône-Alpes
toujours pénalisée par le manque de vigueur de la reprise
chez ses partenaires
Comme en fin 2001,
le commerce extérieur a été davantage déprimé
en Rhône-Alpes qu'au niveau national. Les exportations françaises
ont diminué de 7 %, soit une baisse de 4 points inférieure
à celle enregistrée dans la région. Les exportations
d'équipements électriques et électroniques, de biens
de l'industrie textile et d'équipements mécaniques ont été
nettement plus marquées par la dégradation en Rhône-Alpes
qu'en France. Il en est de même, à un niveau moindre, des
exportations de composants électriques et électroniques.
La baisse des importations françaises
s'est quant à elle élevée à 10 % (inférieure
de 6 points à la dégradation notée en Rhône-Alpes).
Le textile a été plus touché par la dégradation
en Rhône-Alpes qu'au plan national.
La plupart des points forts de
l'économie rhônalpine sont très sensibles à
la conjoncture internationale. Or, si le PIB a progressé de 0,4
% en France au premier trimestre, les performances réalisées
par l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni, qui comptent parmi les principaux
partenaires de la région, ont été moindres. La nette
reprise aux Etats Unis n'a pas suffi à compenser ces médiocres
résultats européens. Contrairement aux exportations en direction
de l'Union européenne, qui se sont inscrites en baisse, celles
orientées vers l'Amérique du Nord ont été
stables.
Un contexte d'appréciation
de l'euro
Le cours de l'euro face au dollar
tend à se redresser depuis le mois d'avril. Début juin,
la monnaie européenne retrouvait ses plus hauts niveaux depuis
dix-sept mois, à 0,94 $. Cette évolution des cours semble
davantage liée à une dépréciation du billet
vert qu'à une progression isolée de l'euro.

Tant qu'elle reste limitée,
la hausse de la devise européenne est plutôt bien accueillie.
Elle induit en effet une désinflation importée, contribuant
ainsi à la réduction des tensions sur les prix. Lors de
sa dernière réunion, la Banque centrale européenne
a ainsi maintenu le niveau de ses taux d'intérêt, estimant
que la progression du cours de l'euro limitait les risques d'inflation.
Ce statu quo monétaire est favorable à la croissance économique.
En revanche, si la hausse de la
monnaie unique s'avérait importante et durable, la compétitivité
de l'Euroland serait mécaniquement réduite dans le cadre
des échanges extérieurs. Le niveau des exportations pourrait
en pâtir. La montée du cours de l'euro représenterait
alors un frein à la reprise qui semble s'initier.
Vous souhaitez disposer des
chiffres détaillés et d'une analyse approfondie des
échanges de Rhône-Alpes en 2001.
La publication annuelle " Le commerce extérieur de Rhône-Alpes
" de l'Interrégion des Douanes de Lyon et de la CRCI Rhône-Alpes
est disponible au prix de 23 euros TTC.
Pour l'obtenir contactez : Dalila
Jaouadi (04 72 11 43 60)
|
|