|
Une saison touristique
estivale globalement moyenne, mais contrastée
La
saison touristique estivale s'est révélée contrastée
dans la région. Comme le mois de juin, la première quinzaine
d'août a été satisfaisante. Les autres périodes
se sont avérées plutôt calmes.
Les conditions
climatiques ont favorisé les centres de baignade et les campings
mais le bilan est plus mitigé pour d'autres activités. Le
niveau de satisfaction diffère également selon les zones
touristiques, la montagne ayant été plus recherchée
que la plaine ou les villes.
Le printemps et
le tout début de la saison estivale ont été positifs
pour le tourisme rhônalpin. Sur l'ensemble du deuxième trimestre,
les nuitées hôtelières se sont inscrites en hausse
de 3,4 % par rapport à l'an dernier. Globalement, la fréquentation
des hébergements touristiques a été meilleure en
juin qu'un an auparavant. Les lacs alpins et l'Ardèche verte ont
par exemple accueilli de nombreux visiteurs. Cette orientation favorable
confirme le fractionnement croissant des séjours, lié notamment
aux 35 heures.
Des niveaux de
fréquentation différenciés et une consommation en
baisse
La fréquentation
touristique s'est révélée moyenne en juillet. La
stabilité par rapport à l'an dernier a globalement prévalu.
L'année 2003 a confirmé une tendance apparue depuis quelques
années déjà : le cur de la saison débute
de plus en plus tard et le poids du mois d'août se renforce au détriment
de celui de juillet. La première quinzaine d'août a ainsi
été satisfaisante dans la région. La fréquentation
semble avoir par la suite assez rapidement décliné, la fin
du mois apparaissant calme. Les réservations sont par ailleurs
de plus en plus tardives.
L'hôtellerie
de plein air a bénéficié des conditions climatiques
exceptionnelles et a connu une très bonne saison. Les gîtes
de France ont également enregistré des taux de remplissage
élevés. En revanche, les restaurateurs ont noté à
la fois un repli de la fréquentation et une baisse du montant du
ticket moyen. Selon le baromètre des services des CCI de Rhône-Alpes,
les professionnels anticipaient une stabilité du chiffre d'affaires
cet été. Les températures caniculaires ont en fait
dissuadé la clientèle de se rendre dans les restaurants
et d'y prendre des repas complets. Une baisse des dépenses moyennes
a par ailleurs été constatée par plusieurs activités
touristiques. L'affaiblissement de la consommation semble s'être
également vérifié dans le tourisme.
Le bilan de la
saison s'est en outre révélé plutôt décevant
pour certaines zones touristiques. La Drôme a ainsi noté
une baisse globale de la fréquentation en juillet. La clientèle
de passage a notamment été moins nombreuse que l'an dernier.
En Ardèche verte, la fréquentation globale a diminué
de 10 % à 20 % par rapport à l'été 2002. A
Lyon, le nombre de nuitées hôtelières s'est réduit,
tout particulièrement au mois d'août.
Des
situations tranchées selon les sites et les évènements
Le
passage du Tour de France dans la région a eu un impact non négligeable
sur la fréquentation touristique au mois de juillet. A Lyon, il
a bénéficié à l'ensemble des hébergements
marchands, à l'exception des hôtels haut de gamme. En Isère,
il a attiré de très nombreux spectateurs le long de la montée
de l'Alpe d'Huez.
Les
températures caniculaires ont favorisé les sites de plein
air, mais certains sites fermés ont aussi accueilli plus de visiteurs
que l'an passé. Les lieux de baignade ont logiquement eu beaucoup
de succès. Certains festivals ont été fortement perturbés
par le mouvement des intermittents du spectacle, comme Jazz à Vienne,
dont le nombre de participants s'est réduit de 10 % à 15
%, ou le Festival de Fourvière à Lyon.
Des
touristes étrangers moins nombreux
Plusieurs
départements ont enregistré une baisse de la fréquentation
étrangère, notamment en ce qui concerne les clientèles
d'Allemagne et des Pays-Bas. La récession économique dans
ces deux pays n'a pas favorisé les vacances à l'étranger.
Par ailleurs, le beau temps constaté dans toute l'Europe a rendu
les destinations traditionnellement ensoleillées moins attractives.
Une
désaffection de la clientèle nord-américaine s'est
également confirmée cet été. Elle a surtout
affecté l'hôtellerie haut de gamme. Les touristes asiatiques
ont aussi été moins nombreux. Le cours élevé
de l'euro face aux monnaies étrangères ainsi que le contexte
international troublé figurent parmi les explications de cette
moindre fréquentation.
En
revanche, l'Office du Tourisme de Lyon a noté une progression sensible
des Italiens et des Espagnols parmi les visiteurs de son pavillon d'accueil.
Sources
: Observatoire Régional du Tourisme, services tourisme des CCI
de Rhône-Alpes
|