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Les PME rhônalpines
face à l'innovation Aujourd'hui,
l'innovation est un levier essentiel pour disposer d'un avantage concurrentiel.
Pourtant, la France est relativement mal placée en Europe en matière
d'innovation, sachant que l'Union européenne est déjà en
retrait par rapport aux Etats-Unis et au Japon. Dans
ce contexte, les CCI de Rhône-Alpes ont lancé la démarche
" Inoways, les chemins de l'innovation " qui vise à imaginer
des solutions pour aider les PME-PMI rhônalpines à innover plus,
notamment celles présentant une taille moyenne (de 50 à 250 salariés)
dans l'industrie, le commerce interentreprises, les services aux entreprises et
le transport-logistique. Au nombre de 1700 en Rhône-Alpes, elles emploient
directement un salarié sur quatre de ces secteurs. Réactives, disposant
de moyens humains et financiers pour innover, elles constituent un vivier de leaders
pour assurer le renouvellement du tissu économique. Mais pour se développer,
ces entreprises doivent passer un certain nombre de caps, d'où la nécessité
d'un environnement très favorable en matière d'innovation.

" Inoways, les chemins de l'innovation " a
été initiée par les CCI de Rhône-Alpes, en partenariat
avec la Caisse des dépôts et consignations, Métallurgie rhodanienne
et Ernst & Young. Six tables rondes, une enquête téléphonique
auprès de 300 PME et des entretiens avec des firmes transnationales implantées
en Rhône-Alpes ont permis de cerner les attentes des entreprises. Ouverte,
cette démarche privilégie le croisement des opinions de l'ensemble
des acteurs de l'innovation. Ses conclusions et propositions seront produites
début 2004. >>
Pour en savoir
plus ou s'exprimer sur l'innovation en Rhône-Alpes
L'urgence
à innover L'enquête,
conduite en octobre dernier auprès de 300 PME, met en évidence que
l'innovation est bien une préoccupation forte des entreprises : 56 % estiment
ainsi qu'elles doivent innover de façon urgente. Certaines reconnaissent
pourtant ne pas le faire ou pas suffisamment. Ainsi, parmi les entreprises industrielles
rhônalpines comptant entre 50 et 250 salariés, près d'une
sur cinq innove peu ou pas, tout en reconnaissant la nécessité de
le faire.

Autre
conclusion de l'enquête, lorsqu'elles innovent, les entreprises le font
d'abord sous la pression de la concurrence (43 %) avant celle des clients (36
%) ; la hiérarchie est cependant inversée dans les services, pour
lesquels la pression du client est la plus forte. En tout état de cause,
l'innovation " portée par l'interne " semble relativement peu
présente.
Pour toutes ces entreprises, Rhône-Alpes constitue un environnement favorable
pour innover. 1/3 des chefs d'entreprises partagent toutefois l'affirmation selon
laquelle Rhône-Alpes est une région trop " confortable "
qui se repose sur ses lauriers. Une perception à laquelle il convient de
porter la plus grande attention à la veille de l'élargissement de
l'Union européenne. Il ressort également, en matière d'actions
publiques d'appui à l'innovation, une réelle problématique
de lisibilité et de maillage des compétences disponibles en région. Des
freins multiples à l'innovation nécessitant une démarche
globale et concertée d'appui
La difficulté à anticiper les besoins et contraintes du marché
arrive en première position parmi les freins à l'innovation ressentis
par les entreprises. De l'absence de vision marketing découlent de nombreux
problèmes à différents stades du processus d'innovation :
en amont, pour valider le potentiel du projet et le définir en termes de
" fonctions clients " et en aval pour valoriser l'innovation réalisée. L'enquête
démontre également que le manque de profils adaptés et la
disponibilité du personnel sont des problèmes bien identifiés
par les chefs d'entreprises pour mener un processus d'innovation. 
Près des deux tiers des entreprises n'ont pas recours à des financements
externes pour développer et lancer leurs innovations (y compris le crédit
impôt-recherche qui n'est pas connu de 18 % des entreprises). Plusieurs
explications apparaissent : des projets insuffisamment formalisés, des
marchés non évalués " d'entrée "
Ces conclusions constituent
des axes majeurs de réflexion pour la poursuite de la démarche Inoways. |