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Résultats du Panel régional de conjoncture
« Suivi de la crise » - janvier 2009
Afin de suivre de façon très réactive l’évolution de la situation économique, dans le cadre de la mobilisation pour maîtriser les effets de la crise, la CRCI et les CCI de Rhône-Alpes ont mis en place un panel régional de conjoncture qui sera activé chaque mois. Les résultats présentés sont issus du Panel régional de conjoncture «Suivi de la crise» CRCI/CCI de Rhône-Alpes, qui a été interrogé du 7 au 12 janvier 2009*.
L’activité
Bilan du mois de décembre
Le bilan de l’activité au mois de décembre apparaît contrasté, avec une majorité d’entreprises qui ont enregistré un chiffre d’affaires stable ou en hausse par rapport à décembre 2007. Les activités les moins bien orientées ont été : l’industrie (48 % des entreprises ayant enregistré une baisse), le transport (57 %), les entreprises liées au marché « automobile » (55 %), l’immobilier (45 %).

Dans certains secteurs d’activité, les entreprises ayant enregistré une hausse du chiffre d’affaires sont plus nombreuses que celles qui ont enregistré une baisse : c’est le cas dans le commerce de détail (38 % en hausse pour 21 % en baisse) et le tourisme (45 % et 31 %).ses liées au marché « automobile » (55 %), l’immobilier (45 %).
Perspectives pour le 1er trimestre 2009
Les perspectives exprimées par les entreprises pour le 1er trimestre tendent plutôt vers une situation plus dégradée qu’en décembre. 50 % s’attendent ainsi à un recul de leur chiffre d’affaires par rapport à l’année dernière. C’est encore dans le commerce de détail et le tourisme que les perspectives sont les moins défavorables.

Perspectives pour l’année 2009
Pour l’ensemble de l’année, la tendance est assez similaire : 53 % des entreprises s’attendent à une baisse du chiffre d’affaires, et 14 % à une hausse.
On note toutefois des différences dans les perspectives pour deux secteurs. Dans l’immobilier, si 24 % s’attendent à une hausse de leur chiffre d’affaires au 1er trimestre, elles ne sont que 10 % pour le chiffre d’affaires annuel. Le constat est le même pour le commerce de détail avec respectivement 18 % et 6 % des entreprises.
A noter qu’une part importante d’entreprises ne se prononce pas, sans doute faute de visibilité suffisante.
Situation de trésorerie : 31 % des entreprises disent rencontrer des problèmes ce trimestre
Pour 69 % des entreprises, la situation de trésorerie est satisfaisante. 26 % la jugent difficile et 5 % très difficile. C’est dans l’industrie et le commerce de détail que l’on trouve la plus forte proportion d’entreprises rencontrant des difficultés (de l’ordre de 40%).
On notera cependant que c’est dans les services aux entreprises que l’on rencontre la part la plus élevée d’entreprises avec des situations très difficiles de trésorerie (plus de 10 %).
Lorsqu’il y a difficulté de trésorerie, dans un cas sur deux, une baisse récente de chiffre d’affaires en est la cause. Mais 33 % des entreprises déplorent aussi une tendance à l’allongement des délais de règlement des clients et 17 % des impayés de ces derniers. Ce problème de délai de règlement par les clients est le plus fréquemment cité dans le commerce de gros et les services aux entreprises.

La réduction des délais de règlement des fournisseurs intervient aussi pour un nombre non négligeable d’entreprises ayant des difficultés de trésorerie : pour 21 % du fait d’une réduction récente de ces délais liée aux nouvelles dispositions législatives et pour 11 % du fait d’un problème d’assurance-crédit. Ce dernier pourcentage atteint 21 % dans l’industrie et 20 % dans le BTP.
Emploi : si la tendance globale est défavorable, une majorité d’entreprises va maintenir son niveau d’emplois, et des recrutements restent prévus
Pour les deux tiers des entreprises (68 %), le niveau d’emploi sera stable au cours des trois prochains mois.
Pour le tiers restant, la plus grande part s’attend à une baisse des effectifs (23 %) et 9 % à une hausse. Dans les services aux entreprises, le BTP, le commerce de gros, la répartition entre hausse et baisse est plus équilibrée. Dans l’industrie par contre, la situation est plus défavorable : 4 % de hausse, 59 % de stabilité et 37 % de baisse.
Pour les entreprises dont le niveau d’emplois va baisser au cours du premier trimestre, la première traduction sera le non remplacement suite à départ. Cette baisse se traduira par des licenciements économiques pour 1/3 des entreprises.

L’orientation défavorable du niveau d’emplois ne s’accompagne pas d’une hausse des heures supplémentaires. Près de la moitié des entreprises n’ont pas recours actuellement aux heures supplémentaires. Pour celles qui y ont recours, la tendance est à la stabilité ou à la baisse. Seules 3 % des entreprises ont plus recours aux heures supplémentaires.
70 % des projets d’embauche pour le 1er trimestre sont maintenus par les entreprises. C’est dans les services que la part des embauches maintenues est la plus forte.
A noter également que pour les entreprises dont l’effectif va augmenter au premier trimestre, dans ¾ des cas, cela se traduira par un nombre plus important de collaborateurs en CDI ou CDD de 6 mois et plus.
Investissement : bonne résistance
40 % des entreprises interrogées avaient des projets d’investissement prévus au premier trimestre. La proportion atteint 50 % dans le BTP.
On constate que, très majoritairement, ces entreprises maintiennent ces projets, notamment dans l’industrie malgré les difficultés rencontrées.

Lorsque des projets d’investissement ne sont pas maintenus, la cause la plus fréquente est la baisse des perspectives d’activité (75 % des cas). Vient ensuite la baisse de l’activité de l’entreprise (54 %).
Le refus de financement par les banques intervient dans 11 % des cas.
Les relations avec les banques
17 % des entreprises disent ressentir actuellement une dégradation des conditions de financement par leurs banques.
Dans un cas sur deux, cela se traduit par une hausse des garanties demandées.
Vient ensuite la limitation (31 % des entreprises concernées) ou la suppression (13 %) du crédit court terme. Dans le tertiaire, lorsqu’il y a dégradation de la relation, c’est le plus souvent pour une question liée au crédit court terme.
La dégradation se traduit par un refus de prêt dans 17 % des cas.
* 357 TPE-PME représentatives de l’industrie, du BTP, du commerce et des services, interrogées par téléphone dans l’ensemble des circonscriptions des CCI de Rhône-Alpes (hors Haute-Savoie).
> Pour en savoir plus :
La première interrogation du panel, intervenue du 1er au 8 décembre 2008.
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