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Le 19 mai 2009

 

Sommaire "Coup de projecteur"

 

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"Coup de projecteur" antérieur à 2003

 

Résultats du Panel régional de conjoncture
« Suivi de la crise » - mai 2009

Afin de suivre de façon très réactive l’évolution de la situation économique, dans le cadre de la mobilisation pour maîtriser les effets de la crise, la CRCI et les CCI de Rhône-Alpes ont mis en place un panel régional de conjoncture qui sera activé chaque mois. Les résultats présentés sont issus du Panel régional de conjoncture «Suivi de la crise» CRCI/CCI de Rhône-Alpes, qui a été interrogé du 04 au 11 mai 2009*.

L’activité

Bilan du mois d’avril : poursuite d’une tendance à la moindre dégradation de l’activité
Le bilan du mois marque un nouveau repli de la part des TPE/PME ayant enregistré un recul de leur chiffre d’affaires (sur un an). En avril, une courte majorité de TPE/PME a enregistré un chiffre d’affaires stable ou en hausse. Cela n’avait pas été le cas depuis décembre 2008.

Cette situation n’est pas constatée dans tous les départements. C’est uniquement dans le Rhône et en Savoie qu’une majorité d’entreprises a enregistré un chiffre d’affaires stable ou en hausse**.

Cette amélioration reste également timide dans la mesure où c’est la part « chiffre d’affaires stable » qui progresse et non la part « à la hausse ». Dans leurs réponses spontanées, plusieurs entreprises annoncent encore des reculs très importants de chiffre d’affaires sur un an (parfois supérieurs à 40 %). Des entreprises signalent toujours de fortes pressions sur les prix du fait d’une concurrence plus soutenue.

L’amélioration du bilan se vérifie dans le commerce de détail, secteur pour lequel 32 % des entreprises ont enregistré une hausse de chiffre d’affaires et 38 % une baisse. Ce résultat doit être apprécié en tenant compte du fait que les Fêtes de Pâques sont intervenues en avril cette année et non en mars comme l’année dernière, ce qui a pu avoir une influence pour certains commerces.

Dans l’informatique/tertiaire supérieur, les entreprises ayant enregistré un chiffre d’affaires stable ou en hausse restent largement majoritaires (59 %), mais avec une montée de la part « chiffre d’affaires stable ».

Dans le commerce de gros, le bilan apparaît un peu moins dégradé que le mois dernier. Dans le transport/logistique, il apparaît moins sombre que celui de mars
.

Dans l’industrie, le ralentissement de la dégradation enregistré le mois dernier ne se confirme pas. La part des entreprises ayant enregistré une baisse de chiffre d’affaires a de nouveau progressé, pour atteindre 59 %. Le bilan apparaît également plus dégradé dans le BTP (baisse pour 53 % des entreprises). La dégradation s’est également poursuivie dans l’hébergement touristique/restauration.

Point positif, tous secteurs confondus, on note une amélioration sensible de la situation en termes de niveau de mobilisation des facteurs de production. Début mai, une nette majorité de TPE/PME (58 %) déclarent ne pas être confrontées à une sous-utilisation de leurs ressources (outils de production, collaborateurs…) ; une amélioration qui peut être la conséquence de l’orientation moins défavorable de l’activité mais aussi de l’ajustement des facteurs de production opéré ces dernières semaines.

Cette amélioration de la mobilisation des ressources début mai est enregistrée dans le BTP, le commerce de gros, l’informatique/tertiaire supérieur. C’est aussi le cas dans le transport-logistique, mais le niveau d’entreprises confrontées à une sous-utilisation des ressources reste très élevé. Dans l’industrie, le constat est mitigé. S’il y a un peu plus d’entreprises pour lesquelles l’utilisation des capacités de production est normale (38 %), on note aussi une montée de la part des entreprises pour lesquelles les capacités de production sont largement sous-utilisées (35 %).

Perspectives pour les trois mois à venir (mai à juillet)

Comme en avril, les perspectives à trois mois marquent un ralentissement du rythme de repli de l’activité. Tous secteurs confondus, 46 % des TPE/PME s’attendent à une baisse de chiffre d’affaires au cours des trois mois à venir (par rapport à la même période de 2008), contre 51 % début avril et 56 % début mars. Début mai, une minorité d’entreprises s’attend donc à une baisse du chiffre d’affaires au cours des trois mois qui viennent ; une perspective qui est en fait enregistrée dans le Rhône, la Savoie, la Loire et l’Ardèche (avec les limites évoquées en note 2). Comme pour le bilan du mois dernier, le recul de la part « à la baisse » est compensé par une augmentation de la part « stable ». Le solde entre les réponses « à la hausse » et les réponses « à la baisse » continue cependant de se redresser.

Plusieurs entreprises signalent toujours spontanément que la visibilité reste très limitée.


L’industrie, le commerce de gros, le transport, les entreprises liées au marché automobile restent les secteurs pour lesquelles les perspectives à trois mois sont les plus défavorables.

En termes d’évolution par rapport au mois dernier, les perspectives s’améliorent dans le commerce de détail et le tertiaire supérieur. Dans le BTP, la part des entreprises qui s’attendent à une stabilité du chiffre d’affaires progresse sensiblement. C’est aussi le cas dans le tourisme et l’immobilier. Les perspectives apparaissent moins fortement dégradées dans le transport.

Dans l’industrie, on note à la fois une progression des perspectives « à la hausse » et des perspectives « à la baisse », ce qui semble confirmer que les évolutions sont différenciées selon les secteurs.

 

Perspectives pour l’année 2009
Globalement, si les entreprises qui s’attendent à un recul de leur chiffre d’affaires en 2009 restent majoritaires (55 %), cette part est cependant en recul (- 6 points), un plus grand nombre d’entreprises s’attendant à la stabilité (+ 5 points).

L’industrie apparaît un peu moins pessimiste (perspectives de baisse pour 63 % des entreprises, soit - 7 points), ainsi que l’hébergement touristique/restauration et le commerce de gros.

La tendance est aussi à l’amélioration dans le commerce de détail (prévision de hausse du chiffre d’affaires pour 27 % des entreprises et de stabilité pour 46 %).

Dans l’immobilier et l’informatique/tertiaire supérieur, la part des entreprises qui s’attendent à une baisse de chiffre d’affaires est ce mois inférieure à 50 %. Pour ces secteurs, c’est la part des entreprises qui s’attendent à la stabilité du chiffre d’affaires qui progresse.

Dans le BTP, la part des entreprises qui s’attendent à une hausse de chiffre d’affaires recule.


Stabilité pour les difficultés de trésorerie

Tous secteurs confondus, toujours près des deux tiers des entreprises considèrent que leur situation de trésorerie est satisfaisante. La trésorerie est jugée difficile par 31 % des entreprises et très difficile par 5 %.

C’est toujours dans l’industrie que les difficultés de trésorerie sont les plus fréquentes (49 % des entreprises, et 57 % pour les industries travaillant pour l’automobile) et leur nombre est en hausse. Il y a aussi une progression des difficultés dans le commerce de gros.

Inversement, les difficultés sont un peu moins fréquentes dans le BTP.

Il y a peu de changements dans les causes de ces difficultés de trésorerie. La baisse de chiffre d’affaires reste la première cause. On enregistre une légère progression de la fréquence de citations des impayés, notamment dans l’informatique/tertiaire supérieur.




Emploi : la tendance reste défavorable mais le rythme de dégradation ralentit


Début mai, 70 % des entreprises annoncent la stabilité de leur effectif pour les trois mois à venir (+ 5 points). Le reste des entreprises se partage entre des perspectives à la baisse pour 19 % des entreprises et à la hausse pour 11 %. Le solde demeure donc négatif, mais il se redresse.

Dans le BTP et le commerce de gros, le nombre d’entreprises qui comptent réduire leur niveau d’emplois est en baisse.

Dans le tertiaire supérieur/services informatiques, le commerce de détail et l’immobilier, il y a toujours plus d’entreprises qui prévoient d’accroître leur niveau d’emplois que d’entreprises qui prévoient de le réduire. Ce mois, c’est aussi le cas dans l’hébergement touristique/restauration.

Globalement, la part des entreprises (15 %) qui avaient initialement des projets de recrutement pour les trois mois à venir est en recul, mais ces projets sont plus fréquemment maintenus. Ainsi, le pourcentage de TPE/PME ayant des projets confirmés de recrutement dans les trois mois ne recule que faiblement.

Le recours aux heures supplémentaires est toujours en recul.

 

Investissement : pas d’inversion de tendance

La proportion d’entreprises qui avaient initialement des projets d’investissement pour les mois à venir est en baisse, mais ces projets sont par contre plus fréquemment maintenus. De ce fait, la proportion d’entreprises qui va engager des investissements dans les trois prochains mois est pratiquement stable (29 %).

Pour ce qui est des perspectives de l’investissement pour l’année 2009, pour près d’une entreprise sur deux, c’est toujours une baisse qui est anticipée. Les secteurs les plus pessimistes en la matière, sont l’industrie, le commerce de gros, l’hébergement touristique/restauration et le transport.


Les conditions de financement

La part des entreprises qui disent ressentir actuellement une dégradation des conditions de financement par les banques se tasse légèrement (16 %) : une orientation qui est confirmée par une moindre fréquence de citation de toutes les « traductions » de cette dégradation, à l’exception de la suppression de crédit court-terme.

 

* 345 TPE-PME représentatives de l’industrie, du BTP, du commerce et des services, interrogées par téléphone dans l’ensemble des circonscriptions des CCI de Rhône-Alpes (hors Haute-Savoie).
** C’est aussi le cas en Ardèche mais la taille très limitée de l’échantillon pour ce département ne permet pas de généraliser avec certitude ce constat. De façon générale, compte tenu de la taille de l’échantillon global, les différences entre les départements doivent être appréciées avec précaution.

 

> Pour en savoir plus :
La première interrogation du panel, intervenue du 01er au 08 décembre 2008
La
deuxième interrogation du panel, intervenue du 07 au 12 janvier 2009
La troisième interrogation du panel, intervenue du 02 au 09 février 2009
La quatrième interrogation du panel, intervenue du 02 au 09 mars 2009
La cinquième interrogation du panel, intervenue du 01 au 08 avril 2009

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