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Résultats du Panel régional de conjoncture
« Suivi de la crise » - février 2009
Afin de suivre de façon très réactive l’évolution de la situation économique, dans le cadre de la mobilisation pour maîtriser les effets de la crise, la CRCI et les CCI de Rhône-Alpes ont mis en place un panel régional de conjoncture qui sera activé chaque mois. Les résultats présentés sont issus du Panel régional de conjoncture «Suivi de la crise» CRCI/CCI de Rhône-Alpes, qui a été interrogé du 02 au 09 février 2009*.
L’activité
Bilan du mois de janvier
Le bilan de l’activité au mois de janvier marque une dégradation par rapport au mois précédent. Une majorité d’entreprises dit avoir enregistré une baisse du chiffre d’affaires sur un an (52 % alors que cette part était de 40 % en décembre). Les activités les moins bien orientées ont été : le commerce de gros (71 % des entreprises ayant enregistré une baisse), les entreprises liées au marché « automobile » (68 %), le transport (64 %), l’industrie (59 %). Le BTP a connu une dégradation sensible le mois dernier (baisse pour 57 % des entreprises contre 36 % le mois précédent).

Dans le commerce de détail, les entreprises ayant enregistré une hausse du chiffre d’affaires restent plus nombreuses que celles qui ont connu une baisse (49 % contre 23 %).
Une majorité d’entreprises considère cependant que leurs facteurs de production sont normalement utilisés.
48 % des entreprises considèrent que le niveau d’utilisation de leurs ressources (outil de production, collaborateurs…) est normal. Par ailleurs, 5 % les utilisent totalement sans pouvoir faire face à toute la demande (cette part monte à 17 % pour les entreprises du tertiaire supérieur/informatique).

La sous-utilisation des facteurs de production est toutefois nettement plus élevée dans l’industrie (64 % des entreprises), le transport (61 %) et le BTP (65 %).
Perspectives pour les trois mois à venir
Les perspectives pour les trois mois à venir restent défavorables, avec toujours une majorité d’entreprises (53 %) qui s’attend à un recul du chiffre d’affaires sur un an.

Ces perspectives à trois mois marquent globalement une légère dégradation par rapport au mois dernier.

Perspectives pour l’année 2009
Pour l’ensemble de l’année, la tendance est assez similaire : 57 % des entreprises s’attendent à une baisse du chiffre d’affaires, et 13 % à une hausse. 15 % des entreprises ne se prononcent pas sur ces perspectives pour 2009, sans doute faute de visibilité.
Le solde entre ces deux parts est également en recul par rapport au mois dernier. En un mois, les perspectives pour l’année 2009 se sont notamment dégradées dans le BTP, l’immobilier et le tourisme.
Globalement, la situation de trésorerie ne marque pas de dégradation par rapport au mois dernier
Comme le mois dernier, les deux tiers des entreprises considèrent que leur situation de trésorerie est satisfaisante. 27 % la jugent difficile et 5 % très difficile. C’est dans l’immobilier et le commerce de détail que l’on trouve la plus forte proportion d’entreprises rencontrant des difficultés (plus de 40%). En un mois, la situation s’est sensiblement dégradée dans l’immobilier et un peu dans le commerce de détail et le BTP. Elle s’est par contre un peu détendue dans l’industrie.
La baisse récente de chiffre d’affaires reste la principale cause des difficultés de trésorerie (63 % des entreprises concernées contre 49 % le mois dernier). Un tiers des entreprises déplore toujours une tendance à l’allongement des délais de règlement des clients et 19 % des impayés de ces derniers.
La réduction récente des délais de règlement des fournisseurs est une cause en légère progression (23 % contre 21 % il y a un mois).

Dans l’informatique, malgré une situation plus favorable en termes d’activité, on note toujours un niveau élevé d’entreprises en situation très difficile de trésorerie (17 %). Pour les entreprises de l’informatique qui rencontrent des difficultés de trésorerie, la première cause est l’allongement des délais de règlement des clients (83 %) puis des impayés de ces clients (50 %).
Emploi : la situation se dégrade encore mais à un rythme moins soutenu
Pour 75 % des entreprises, le niveau d’emploi sera stable au cours des trois prochains mois. Pour le quart restant, la plus grande part s’attend à une baisse des effectifs (17 %) et 8 % à une hausse.
Le solde entre la part « à la hausse » et la part « à la baisse » se redresse par rapport au mois précédent, les entreprises comptant réduire leur effectif étant moins nombreuses. La tendance reste positive dans les services informatiques avec un solde positif. Il est également légèrement positif dans le BTP et le commerce de gros.

Pour les entreprises dont le niveau d’emploi va baisser au cours des trois mois qui viennent, la première traduction est la réduction des CDD et de l’intérim (53 % des entreprises). On note une progression de la fréquence des licenciements économiques (39 % des entreprises qui vont baisser leur effectif signalent cette cause, contre 32 % le mois dernier). Le constat est le même pour le chômage partiel (32 % contre 24 %).
La tendance reste au recul pour le recours aux heures supplémentaires : 3 % des entreprises ont plus recours aux heures supplémentaires et 17 % y ont moins recours.
75 % des entreprises qui avaient des projets d’embauche pour les trois mois qui viennent les ont maintenus.
Investissement : une part toujours importante des entreprises maintient leurs projets pour les trois mois qui viennent
Comme le mois dernier, 40 % des entreprises interrogées avaient des projets d’investissement pour les trois prochains mois. A 83 %, ces entreprises disent maintenir ces investissements. Cette part est moins élevée dans le transport (70 %) et pour les entreprises en lien avec le marché automobile (68 %).
Lorsque des projets d’investissement ne sont pas maintenus, la baisse de l’activité de l’entreprise devient ce mois la première cause (54 % des entreprises). La baisse des perspectives d’activité vient ensuite (50 %). 8 % des entreprises disent renoncer à des investissements du fait d’un financement par l’emprunt trop coûteux. Le refus de financement par les banques intervient dans 8 % des cas (11 % le mois dernier).
Les relations avec les banques
La part des entreprises qui disent ressentir une dégradation des conditions de financement par les banques est inchangée par rapport au mois dernier : 17 % des entreprises.
La hausse des garanties demandées est encore plus que le mois dernier la première traduction de cette dégradation (57 % des entreprises). La limitation du crédit court terme vient en seconde position (39 % des entreprises, part également en progression). Dans l’industrie, cette limitation du crédit court terme est signalée par 44 % des entreprises ressentant une dégradation des conditions de financement (24 % le mois dernier).
Le renchérissement du coût du crédit est signalé par 26 % des entreprises.
* 368 TPE-PME représentatives de l’industrie, du BTP, du commerce et des services, interrogées par téléphone dans l’ensemble des circonscriptions des CCI de Rhône-Alpes (hors Haute-Savoie).
> Pour en savoir plus :
La première interrogation du panel, intervenue du 1er au 8 décembre 2008
La deuxième interrogation du panel, intervenue du 07 au 12 janvier 2009
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