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Le 20 sept. 2005 |
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Archives
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Un mieux sur le
marché de l'emploi Les 5 600 emplois salariés créés par les établissements rhônalpins du secteur concurrentiel en 2004 ont plus que compensé les pertes enregistrées l'année précédente, dans un contexte économique difficile. Cette reprise a toutefois été de faible ampleur et le début 2005 n'a pas marqué d'inflexion à la hausse, la situation économique demeurant particulièrement incertaine. Quelques indicateurs ont toutefois évolué dans le bon sens depuis le 2e trimestre. L'année
2004 s'est terminée avec un solde positif en matière d'emplois
salariés des activités concurrentielles, en Rhône-Alpes
comme en France. Alors que 2003, dans un contexte conjoncturel dégradé,
avait été marquée par un recul du nombre de salariés,
pour la première fois depuis 10 ans, 2004 a ainsi renoué
avec un développement de l'emploi. Le BTP et les services ont joué un rôle moteur L'année dernière, les entreprises ont ainsi créé 5 600 emplois supplémentaires en Rhône-Alpes, soit une progression de 0,3 %. Ce solde positif reste inférieur à celui enregistré en 2002, et a fortiori lors de la période précédente de forte croissance. Mais ces emplois créés font cependant plus que compenser le solde négatif de 2003. Quant au nombre d'établissements employeurs, il progresse de 1 %, soit plus que le nombre de salariés. L'effectif moyen des établissements employeurs se replie ainsi légèrement.
En valeur absolue, ce sont les services qui ont dégagé le solde d'emplois salariés le plus important en 2004 : + 13 400 (+ 1,8 %). Le niveau de 2001 ou 2002 est ainsi retrouvé. Les métiers du conseil et de l'assistance (+ 4 %), les services opérationnels (+ 2,5 %) et la santé/action sociale (+ 2,3 %) ont été particulièrement moteurs. Pour les deux premières activités, l'évolution en Rhône-Alpes a été sensiblement plus favorable qu'au plan national. L'hôtellerie-restauration, dont le niveau d'emplois avait progressé de 2,1 % dans le contexte difficile de 2003, a encore enregistré une hausse de 1,1 % en 2004. Quant au transport, le niveau d'emploi était stable à fin 2004 par rapport à l'année précédente. En variation relative, c'est le secteur du BTP qui a été le plus dynamique : + 2,7 % avec 3 600 emplois salariés supplémentaires fin 2004 (+ 1,9 % en France). C'est le solde de créations d'emplois le plus élevé depuis 2000. 2004 a marqué une reprise de l'emploi dans le commerce de gros, avec + 1,1 %, alors qu'au plan national, ce fut la stabilité. L'emploi industriel a poursuivi sa baisse en Rhône-Alpes (- 2,8 %) comme en France, particulièrement dans plusieurs activités des biens de consommation et le textile. Le niveau d'emplois des industries des produits minéraux progresse un peu, celui de la pharmacie/parfumerie est stable. Quant aux composants électriques et électroniques, le repli est moins important qu'au plan national (- 0,8 % contre - 2,3 %). Selon le bilan annuel effectué par l'APEC, l'année 2004 s'est également traduite par un solde positif en matière d'emplois de cadres en Rhône-Alpes. Des créations d'emplois limitées du fait des incertitudes de la conjoncture Rétrospectivement, il apparaît qu'en 2003, malgré la conjoncture économique déprimée, le volume d'emplois dans les activités concurrentielles a bien résisté (- 0,2 %). Par contre, la reprise de l'activité en 2004 a eu peu d'effets, les entreprises n'embauchant pas tout de suite, dans l'attente de savoir si cette croissance serait pérenne. La nouvelle dégradation de la conjoncture début 2005 a prolongé cet attentisme. Au premier trimestre 2005, l'emploi des activités concurrentielles s'est même tassé de 0,4 % en Rhône-Alpes, alors qu'il était stable au plan national, la région figurant alors seulement au 17e rang en matière d'évolution de l'emploi. Ces derniers mois, la dégradation de la conjoncture ramène la croissance vers des niveaux permettant peu de créations d'emplois au plan macro-économique. Pourtant, certains facteurs restent favorables : les gains de productivité réalisés en 2004, qui rendent plus probables les créations de postes - quand l'activité le permet -, la cessation anticipée d'activité des personnes ayant eu une carrière longue suite à la réforme des retraites, la montée en puissance des mesures pour le développement de l'emploi (plan de cohésion sociale, contrat nouvelle embauche ). Une orientation plus favorable depuis le 2e trimestre Alors que le chômage a évolué favorablement en Rhône-Alpes ces derniers mois, quelques indicateurs sont également encourageants pour le développement de l'emploi : on note une progression de 6,9 % des offres d'emploi traitées par l'ANPE, et même de + 8,9 % pour les emplois durables. L'emploi salarié du secteur concurrentiel s'est très légèrement accru au 2e trimestre, et il affiche une hausse de 0,3 % à fin juin sur un an*. Rhône-Alpes fait en la matière moins bien que les régions de l'Ouest/Sud Ouest de la France, mais l'emploi rhônalpin poursuit cependant son développement. Et en juillet, les sorties de l'ANPE pour reprise d'emploi ont sensiblement augmenté dans la région. *Unedic, emploi salarié au deuxième trimestre 2005 |
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