Le 20 juin 2008

 

 

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Analyses et débats

 

158 600 intentions d’embauches
en Rhône-Alpes

Selon l’enquête BMO 2008 des Assedic de la région Rhône-Alpes, plus d’un établissement sur quatre de la région a l’intention de recruter, ce qui représente 158 600 embauches potentielles. Ces projets, concentrés à plus de 70 % dans les entreprises de moins de 50 salariés, sont en nette augmentation par rapport à l’an dernier : + 12 000, soit + 8,2 % (+ 6,1 % au plan national). L’évolution est particulièrement marquée dans le secteur de l’industrie qui enregistre une progression de 18 % avec 3 700 projets supplémentaires. La hausse des intentions d’embauches est sensible aussi dans le commerce et les services, avec respectivement + 1 720 et + 6 930 projets, soit + 7,9 % et + 8,2 %. Seuls les projets dans le secteur de la construction restent stables : + 0,1 %.

Une évolution significative des projets de recrutement par grandes familles de métiers

Ce sont les fonctions liées à la vente, au tourisme et aux services qui représentent toujours la part la plus importante des projets de recrutement (38 %), avec 60 230 projets soit une hausse de 5 % par rapport à l’année dernière.
Les évolutions à la hausse les plus significatives concernent l’ensemble des ouvriers des secteurs de l’industrie (+ 3 170 projets soit + 20 %), les techniciens et agents de maîtrise (+ 1 550 projets, + 24 %), les fonctions d’encadrement (+ 1 680, + 12 %).

Les employés de l’hôtellerie-restauration, avec 16 000 recrutements potentiels, sont en première place du palmarès en termes d’intentions d’embauches, comme au plan national. Ce palmarès des profils les plus recherchés se retrouve dans presque tous les départements de Rhône-Alpes.

Parmi les métiers qui enregistrent les plus fortes évolutions à la hausse, citons les employés de maison et assistantes maternelles (aides à domicile), les agents d’entretien, les mécaniciens qualifiés d’automobiles, les ouvriers qualifiés de la mécanique (soudeurs, monteurs, mécaniciens ajusteurs), les techniciens et agents de maîtrise de la maintenance, les cadres commerciaux et technico-commerciaux.

Un net renforcement des difficultés de recrutement

54 % des projets d'embauche sont jugés difficiles par les employeurs au niveau régional, soit une progression de plus de 6 points par rapport à 2007. Au niveau national, ce taux est passé de 46 % à 51 %. C’est dans la Loire que l’on enregistre le taux le plus faible (45 %) et dans l’Ain et en Haute-Savoie que l’on trouve les taux les plus élevés (respectivement 59 % et 63 %).

Les métiers du bâtiment sont toujours plus spécialement concernés par ces difficultés (74 %), notamment les maçons et menuisiers qualifiés, les plâtriers charpentiers et autres ouvriers qualifiés du gros oeuvre, métiers pour lesquels plus de 80% des projets de recrutement sont assortis de difficultés.

Comme l’année dernière, plusieurs des profils les plus recherchés connaissent des tensions en matière de recrutement supérieures à la moyenne.


46.500 intentions d’embauches saisonnières

Les intentions d'embauche liées à une activité saisonnière représentent 29 % de l'ensemble des projets formulés par les employeurs (25 % en France). Ce pourcentage diffère fortement selon les départements et les métiers. Le taux le plus faible concerne le Rhône avec 15 %, le plus élevé la Savoie avec 62 %.

Les métiers liés aux activités touristiques figurent évidemment en tête des embauches à caractère saisonnier : métiers de l’hôtellerie-restauration, animateurs socioculturels et sportifs, vendeurs en équipement de la personne et articles de sports, vendeurs en alimentation, métiers liés aux remontées mécaniques et à l’accueil. Les ouvriers non qualifiés des industries agroalimentaires ou les ouvriers non qualifiés de la manutention connaissent aussi des périodes d’activités saisonnières.

Coup de projecteur réalisé par les Assedic Alpes et Vallée du Rhône-Loire.
Pour en savoir plus : http://info.assedic.fr/unistatis/

Sources et méthodes
Depuis sept ans, les institutions de l’assurance chômage réalisent une enquête sur les besoins en main d’oeuvre (BMO) avec le concours du CREDOC. L’enquête BMO est avant tout un outil d’aide à la décision pour les Assédic qui peuvent mieux connaître les intentions des établissements en matière de recrutement et ainsi adapter leur effort de financement pour les formations des métiers en tension. Elle mesure les intentions de recrutement des employeurs pour l’année à venir, qu’il s’agisse de créations de postes ou de remplacements. L’enquête est exhaustive et concerne l’ensemble des 162 000 établissements affiliés à l’assurance chômage de la région. 25 % des établissements ont répondu au questionnaire. Les résultats ont ensuite été redressés pour être représentatifs de l’ensemble des établissements.

 

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