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Le 20 déc. 2005 |
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Archives
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La chimie rhônalpine
en perspective Le secteur de la chimie compte près de 20 000 salariés en Rhône-Alpes. Concentrant 16,8 % des effectifs nationaux, la région est le premier centre de production chimique en France. Rhône-Alpes rassemble des compétences scientifiques et techniques de tout premier rang et dispose d'un important tissu d'éco-industries. Elle peut désormais s'appuyer sur le pôle de compétitivité à vocation mondiale Chimie-Environnement Lyon & Rhône-Alpes. Rhône-Alpes figure en tête des régions françaises en termes de montant investi dans le secteur de la chimiej, avec 15,4 % des investissements nationaux entre 1998 et 2002. La région dispose de chacune des compétences scientifiques et technologiques nécessaires pour maîtriser les technologies clés relatives à la chimie. Le potentiel de
la chimie rhônalpine repose sur trois pôles géographiques
principaux : Lyon, Grenoble et Vienne-Roussillon, qui concentrent plus
de 65 % des effectifs salariés régionaux du secteur. Une reprise de la production après une période difficile Après des années 2002 et 2003 difficiles, la production de la chimie rhônalpine a enregistré une reprise. Selon l'indicateur du Groupement des Industries Chimiques et Connexes de la région Rhône-Alpes, l'année 2004 s'est conclue par une progression de 3,5 % des volumes produits. La bonne orientation s'est poursuivie en 2005, les neufs premiers mois de l'année affichant un volume de production en hausse de 5,1 % sur un an (pour plus de détails sur le niveau d'activité au troisième trimestre, voir la rubrique " industrie "). Comme l'ensemble de l'industrie, le secteur de la chimie a enregistré une baisse de ses effectifs en 2004, avec un repli de 3,7 %. Une baisse de même ampleur a été observée au niveau national (- 3,1 %)k. Un secteur clé pour les exportations rhônalpines Le secteur de la chimie réalise 12,6 % des exportations de biens de la région. Entre 2003 et 2004, les exportations régionales de produits chimiques ont progressé de 5,9 %, soit 263 millions d'euros d'exportations supplémentaires. Selon les données des Douanes, les exportations de produits chimiques se sont accrues de 6,6 % en valeur au troisième trimestre, sur un an. Rhône-Alpes assure une part significative des exportations françaises pour les fibres artificielles ou synthétiques (26,3 %), les produits de la chimie minérale (20,4 %), les produits de la parachimie (15,6 %) et les produits de la chimie organique (15,1 %). Elle présente un confortable excédent commercial pour les produits de la chimie. Le taux de couverturel s'est accru au cours des dernières années, passant de 145 % en 2000 à 158 % en 2004. L'excédent commercial de la chimie s'est cependant réduit au premier semestre 2005, les importations ayant progressé davantage que les exportations. Le taux de couverture de la chimie en Rhône-Alpes était ainsi de 154 % au deuxième trimestre 2005. Il demeurait plus élevé que celui constaté au plan national (121 %), qui affichait également un recul par rapport à l'année précédente.
Le Pôle de compétitivité Chimie-Environnement ouvre de nouvelles perspectives Le projet Chimie-Environnement Lyon & Rhône-Alpes, qui a obtenu en 2005 le label de Pôle de compétitivité à vocation mondiale, est porté par l'association Axelera. Cette dernière a été créée par les sociétés Arkema, Rhodia et Suez, l'Institut Français du Pétrole et le CNRS, membres fondateurs du pôle. Axelera rassemble les professionnels de la filière chimie-environnement, en particulier ceux de l'Union des industries chimiques Rhône-Alpes (UIC Rhône-Alpes) ou de l'Association pour la promotion des Eco-Acteurs Lyonnais (APPEL), des PME-PMI et de nombreux acteurs issus du monde scientifique et académique tels que les pôles universitaires de Lyon, Grenoble ou St-Etienne. Le Grand Lyon a, dès l'origine, soutenu ce projet, accompagné ensuite par d'autres collectivités locales et régionales telles que la METRO (Communauté d'agglomération de Grenoble) et le Conseil régional Rhône-Alpes. L'ambition stratégique de ce pôle de compétitivité est de développer la chimie du futur, qui intègre la préoccupation environnementale dès la conception des procédés et des produits, et de devenir un pôle industriel et scientifique leader en Europe d'ici 2010. Faire bénéficier de cette démarche les autres filières industrielles, clientes de la chimie (plasturgie, transport, textile ) est également un des objectifs du pôle. Cette ambition se traduit par la définition de douze projets de coopération axés autour de trois thématiques technologiques : la catalyse, les procédés, et les matériaux ; mais également de cinq projets transversaux, comme la responsabilité et le dialogue sociétal. Plus d'informations sur le pôle de compétitivité : www.axelera.org Coup de projecteur rédigé conjointement avec le Groupement des Industries Chimiques et Connexes de la région Rhône-Alpes. j
Le secteur
de la chimie étudié ici comprend l'industrie chimique minérale,
l'industrie chimique organique, la parachimie et la fabrication de fibres
artificielles ou synthétiques. |
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