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Le 20 juin 2006 |
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Archives
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Transmission d'entreprises
: un enjeu fort pour l'Europe, mais des réalités différentes
selon les pays Face à l'importance des enjeux de la transmission d'entreprises - pérennité du tissu économique, sauvegarde des emplois, maintien des commerces et services de proximité -, la Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie Rhône-Alpes a lancé Transregioj, un projet visant à caractériser la situation et les bonnes pratiques de la transmission d'entreprises dans 7 pays ou régions d'Europe : Allemagne (Bade-wurtemberg), Autriche, France (Rhône-Alpes), Italie (Lombardie), Lituanie, Pologne, Slovénie. Le projet a donné lieu en 2005 à la première étude paneuropéenne en matière de transmission d'entreprise, avec une enquête auprès de panels de cédants et repreneurs. Les résultats de l'enquête Transregio montrent des réalités différentes selon les pays. En termes de motivation des repreneurs, cette enquête montre qu'en Rhône-Alpes, 82% d'entre eux ont choisi de reprendre plutôt que de créer une entreprise car ils ont souhaité investir dans une structure ayant fait ses preuves. 60 % considèrent la reprise moins risquée que la création. A noter que l'absence d'idée de création et la disposition plus rapide d'un revenu sont aussi des éléments qui jouent en faveur de la reprise. Le départ
en retraite n'est pas le seul motif de cession d'une entreprise
La transmission dans le cadre familial est moins fréquente en France Si la transmission familiale d'entreprises a régressé dans l'ensemble des pays étudiés au cours des dix dernières années, l'importance de ce mode de transmission apparaît toutefois très variable selon les pays. La reprise d'une entreprise dans le cadre familial apparaît ainsi particulièrement moins fréquente en France, ce qui traduit une désaffection pour ce type de transmission ou des difficultés particulières à le réaliser.
On constate d'ailleurs qu'en France, pour 18 % seulement des futurs cédants, le repreneur souhaité est un membre de la famille. Pour l'ensemble des pays, c'est le cas pour 59 % des projets de cession. Difficulté d'identification du bon repreneur Les repreneurs interrogés dans les sept pays disent avoir rencontré principalement quatre difficultés (chacune étant citée par plus de 40 % des répondants) pour reprendre une entreprise : le financement de la reprise, la valorisation de l'entreprise, les aspects fiscaux et la recherche de l'entreprise à reprendre. Les disparités sont importantes entre les pays concernant les difficultés de financement. C'est en Pologne et en Italie que ces dernières apparaissent les plus fréquentes (plus de 70 % des cas). En Allemagne, seulement 28 % des repreneurs ont connu ces difficultés. La France apparaît en position intermédiaire avec 59 % des cas. Ces variations de perception sont dues aux différences de dispositifs de soutien financier à la reprise. Toujours en matière de financement, le prêt bancaire apparaît fréquemment utilisé en France, alors que l'autofinancement y est moins présent. Les repreneurs français considèrent que trouver la bonne entreprise constitue la première difficulté, alors que les autres Européens placent cet aspect en quatrième position des difficultés rencontrées. Côté
cédant, l'identification du bon repreneur est la première
difficulté, puisqu'elle concerne 76 % des projets de cession.
La situation apparaît encore plus délicate en France, puisqu'elle
se produit pour la quasi-totalité des projets et que cette identification
est très difficile dans 57 % des cas ; un constat à rapprocher
de la plus faible part des transmissions dans le cadre familial.
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