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Le commerce extérieur
de Rhône-Alpes en 2000
1. Bilan 2000 En 2000, les
échanges extérieurs de Rhône-Alpes ont été
très dynamiques, avec près de 244 milliards de francs
pour les exportations et près de 204 milliards de francs pour
les importations.
Valeurs enregistrées
Sur l'ensemble
de l'année, du fait d'une progression plus élevée
d'un point qu'en France, la part de Rhône-Alpes dans les exportations
françaises s'est redressée après le tassement constaté
en 1999 (11,6 % contre 11,5 %). Rhône-Alpes demeure, et de loin,
la deuxième région exportatrice derrière l'Ile-de-France
(18,4 % du total national), devant le Nord-Pas de Calais (8,8 %). Quant
à la part de Rhône-Alpes dans les importations nationales,
elle s'établit à 9,4 % (en léger retrait).
Structure par zones géographiques et par pays L'Union européenne
reste très largement prépondérante dans les échanges
extérieurs, mais sa part dans les exportations a reculé
de 1,5 point et dans les importations de 4 points.
Note : non compris divers non affecté aux zones *y compris Turquie **y compris pays de l'Asie centrale de l'ancienne Union soviétique. ***y compris Mexique A l'exportation,
on note les changements suivants dans le palmarès des principaux
pays clients la Turquie, la Finlande et la Malaisie poursuivent leur
progression au sein de ce palmarès alors qu'au contraire le Portugal
et l'Autriche régressent. Structure par produits La structure des exportations rhônalpines est bien représentative de la structure économique de la région. Avec un peu moins de 50 % des exportations, les biens intermédiaires constituent la catégorie prépondérante de biens exportés, avec une part nettement supérieure à la moyenne nationale. L'ensemble " chimie, caoutchouc, plastiques " et les composants électriques et électroniques dominent au sein des biens intermédiaires . Les exportations de composants constituent une spécificité rhônalpine puisque leur part dans le total des exportations (17,8 %) est supérieur de plus de 10 points à la moyenne nationale, et cette part s'est encore accentuée. Les biens d'équipement,
tant mécaniques qu'électriques/électroniques, représentent
également une part plus importante des exportations en Rhône-Alpes
qu'au plan national
Après
le léger repli enregistré en 1999, la valeur moyenne de
la tonne exportée depuis Rhône-Alpes s'est accentuée
: 21 270 FF. Rhône-Alpes se situe toujours au 4ème rang
des régions françaises derrière l'Ile-de-France
(36 515 FF), Midi-Pyrénées (32 270 FF) et le Centre (24
593 FF). La valeur moyenne française de la tonne exportée
est de 10 605 FF, en progression par rapport à 1999 (9 506 FF).
Ces quatre régions ont connu en 2000 une progression significative
de la valeur moyenne de la tonne exportée, supérieure
en valeur absolue à celle de la France.
Les exportations extra-communautaires sont majoritaires pour les combustibles et carburants, les composants, les équipements mécaniques, les produits pharmaceutiques, de parfumerie et d'entretien et les produits de l'édition, imprimés. Pour ces catégories de produits, les exportations extra-européennes représentent au moins un tiers du total.
A l'importation, les biens intermédiaires dominent également avec plus de 40 % des importations rhônalpines. La part est là aussi nettement supérieure à celle enregistrée au plan national. Au sein de Rhône-Alpes, l'Isère demeure le premier département exportateur, devant le Rhône. Celui-ci reste le premier département importateur. De nouveau cette année, la part de l'Ain dans le commerce extérieur régional a fortement progressé (d'environ 1,5 point à l'export comme à l'import) : en deux ans, la part de l'Ain dans les exportations régionales est ainsi passée de 15,8 % à 18,3 %.
2.1. A
l'exportation
Les produits phares de Rhône-Alpes s'exportent bien. Après l'essoufflement
subi en 1999, les exportations de biens d'équipement ont connu
une nette reprise, même si elle est moins élevée
que celle de l'ensemble des produits. Ce sont les équipements
mécaniques qui ont le plus progressé (+ 15,4 %), grâce
notamment aux machines outils et autres machines à usage spécifique
(Rhône-Alpes obtient de meilleurs résultats que la France
sur ces produits). Les biens de consommation et
les biens intermédiaires ont aussi tiré les exportations
rhônalpines en 2000. La croissance des exportations de biens de
consommation est générale, aucun produit ne se distinguant
fortement, ce qui explique leur faible présence dans le tableau
suivant.
A part l'habillement/cuir, les biens de consommation exportés par Rhône-Alpes ont connu une plus forte progression qu'en moyenne en France : c'est notamment le cas pour les produits pharmaceutiques et les produits de l'édition. Les biens intermédiaires ont aussi connu une progression soutenue : celle-ci est principalement le fait des produits de la chimie minérale, des produits de la sidérurgie, des métaux non ferreux et surtout des composants électroniques. Les composants électroniques qui représentent plus de 11 % des exportations rhônalpines, et près de la moitié des exportations françaises de ce produit, progressent ainsi de 42,5 % en 2000, principalement vers le marché asiatique (à l'exception de Singapour), la Finlande, la Belgique, la Turquie et la République tchèque. Parmi les biens intermédiaires exportés, seuls les produits en caoutchouc ont vu leurs exportations reculer (- 12 %). Les produits de l'industrie automobile demeurent eux aussi un des éléments majeurs des exportations rhônalpines puisqu'en 2000, ces exportations ont progressé de 29,7 % (pour une part dans les exportations totales de 6,4 %), la progression nationale n'étant " que " de 13,4 %. Le Royaume-Uni, la Turquie et la Pologne ont été les marchés les plus porteurs. Les exportations de produits agricoles et de produits des IAA restent orientées à la hausse, selon une progression équivalente à celle du niveau national (mais cette hausse est modérée et très inférieure à la moyenne des autres produits), tandis que les exportations de produits énergétiques sont en progression (après le recul enregistré en 1999 pour l'électricité), mais moins soutenue qu'au plan national. Les exportations vers les pays asiatiques ont été les plus dynamiques.
Les exportations
rhônalpines ont progressé vers toutes les zones géographiques
en 2000. Les progressions ont été les plus soutenues vers
l'Europe centrale et orientale et l'Asie-Océanie. Après la reprise modérée
enregistrée en 1999, les exportations rhônalpines vers
l'Asie ont globalement pris un essor important en 2000, aidées
en cela par une conjoncture économique favorable. Tous les pays
de cette zone sont concernés à l'exception de Singapour
pour lequel seuls les équipements électriques et électroniques
ont connu une progression soutenue. En revanche, les exportations vers
la Chine, et plus encore vers la Corée du Sud, la Malaisie et
Taiwan ont été très fortement orientées
à la hausse. Pour tous ces pays, la progression est principalement
le fait des exportations d'équipements et de composants électriques
et électroniques, et des équipements mécaniques
(excepté pour la Chine où les ventes d'équipements
électriques et électroniques sont en net recul). Pour
la Corée du Sud, d'autres produits ont fait l'objet d'une demande
soutenue : les équipements du foyer, les produits chimiques,
les métaux et produits métalliques ainsi que les combustibles
et carburants ; autant d'indications de la bonne tenue de l'économie
coréenne en 2000. Les exportations vers la zone " Amérique centrale/sud " sont celles qui ont connu la plus faible progression. Les exportations d'équipements mécaniques et de composants électriques et électroniques ont subi un recul important alors que les produits chimiques et les équipements électriques et électroniques ont assez nettement progressé. Les exportations vers l'Afrique n'ont pas non plus autant bénéficié du dynamisme du commerce extérieur. Les pays du Maghreb sont toujours les premiers pays clients de Rhône-Alpes en Afrique. La stabilité des exportations vers le Maroc masque un net recul pour les équipements mécaniques. Les exportations progressent par contre vers la Tunisie, à l'exception des équipements électriques et électroniques. Vers l'Algérie, la tendance est très fortement à la hausse (+ 31,6 %). Les progressions vers le Proche et Moyen Orient et l'Amérique du Nord se situent dans la moyenne constatée pour l'ensemble des zones d'exportation. La progression est plus soutenue vers le Mexique (+ 25,5 %) que vers le Canada (+ 16,1 %) et les Etats-Unis (+ 18,1 %). Ce sont les produits pharmaceutiques et les produits en bois et papier qui ont vu leurs ventes le plus progresser vers les Etats-Unis. Les
livraisons intra-communautaires progressent moins que la moyenne des
exportations. Les exportations apparaissent ainsi en retrait (hausse moindre que pour les autres pays) vers l'Autriche (du fait notamment des produits de l'industrie automobile), le Danemark (du fait des composants et équipements électriques et électroniques), le Portugal (principalement pour les biens d'équipements, l'industrie textile et l'habillement) et la Suède (du fait des produits chimiques, des composants et combustibles). Vers la Scandinavie, on note par contre une forte progression des exportations vers la Finlande (+ 36,5 % grâce aux composants). Concernant les grands partenaires européens de Rhône-Alpes, on constate une reprise des exportations après le ralentissement survenu en 1999 : vers le Royaume-Uni, en raison notamment des produits de l'industrie automobile et des combustibles, vers l'Italie, du fait des produits en bois et papier, vers l'Allemagne du fait des composants électriques et électroniques, de l'édition/imprimerie et des combustibles, vers l'Espagne, du fait des produits pharmaceutiques, des métaux et produits métalliques et des produits de l'industrie automobile et vers la Belgique du fait des composants électriques et électroniques, des métaux et des équipements du foyer. Hors Union européenne, les évolutions des exportations vers la Suisse ont été assez partagées selon les produits : en recul pour les produits de l'industrie textile et les produits chimiques, stables pour les produits agricoles et des IAA ainsi que pour les équipements électriques et électroniques, en forte hausse pour les produits de l'édition, les métaux et les produits pharmaceutiques. Les exportations progressent fortement vers Malte (+ 32,2 % grâce aux composants) et la Turquie (+ 47,9 % dus à de nombreux produits dont les équipements et composants électriques et électroniques, les équipements du foyer, les produits chimiques et l'industrie automobile). La
mesure des effets de la dépréciation de l'euro reste difficile.
** Le cours de l'euro en yens a fortement fluctué (entre 92,6 et 107,6) Source : Centre de prévision de l'Expansion. La dépréciation de l'euro a accru le coût des importations et diminué le prix des produits exportés. Elle a ainsi soutenu les exportations françaises en améliorant la compétitivité-prix des produits de la zone euro. Sur l'ensemble de l'année, on constate que les exportations rhônalpines vers les Etats-Unis ont fortement progressé en valeur de + 18,1 % alors qu'elles ont régressé en volume de - 7 %. L'appréciation du dollar vis-à-vis de l'euro ne s'est pas traduite par une progression des ventes en volume. Vers le Royaume-Uni, les exportations rhônalpines ont progressé de 12 % en valeur et de 10,5 % en volume. Vers le Japon, les exportations ont nettement progressé en valeur (+ 24,9 %) et en volume (+ 22,1 %). 2.2.
A l'importation. Ces fortes progressions
des importations sont le reflet des besoins en biens intermédiaires
pour la production des entreprises et d'un dynamisme de la consommation
qui ne s'est jamais démenti en 2000. Mais une part non négligeable
de cette hausse des importations est due à l'augmentation de
la facture énergétique.
Les produits dont les importations ont le moins progressé sont les produits agricoles et des IAA ainsi que les produits de l'édition, imprimerie, reproduction. Ce qui se produit à l'exportation pour les produits agricoles rhônalpins, se produit aussi à l'importation : la prudence est de mise dans le contexte de crises alimentaires répétées. Tous les autres produits importés ont progressé dans des proportions soutenues, et bien évidemment plus fortes qu'en 1999. Les importations de biens intermédiaires ont été conformes à la moyenne des importations (pour la plupart entre + 15 % et + 25 %), mais ce sont une nouvelle fois les importations de composants électriques et électroniques et plus particulièrement de composants électroniques qui ont été les plus dynamiques. La balance commerciale de Rhône-Alpes, pour ces deux produits dont les échanges sont parmi les plus dynamiques, est largement positive : les exportations de matériel électrique sont 2,3 fois plus importantes que les importations, et le ratio est de 1,6 pour les composants électroniques. Les fortes progressions notées dans les biens d'équipement, notamment mécaniques, démontrent aussi la vigueur des investissements des entreprises rhônalpines. Les importations de matériel informatique sont reparties à la hausse (+ 13 %) après le tassement enregistré en 1999. Une
facture énergétique à nouveau en hausse, et de
manière spectaculaire. Des importations dynamiques en provenance des pays émergents
de la catégorie divers non mentionnée ici. Hormis celles provenant du Proche et Moyen Orient, en raison de la hausse du prix du pétrole, ce sont les importations en provenance d'Amérique centrale et du Sud qui ont progressé le plus fortement en 2000 (+ 41,4 %). Mais l'Afrique, l'Europe centrale et orientale ainsi que l'Asie-Océanie ont aussi été très dynamiques. Les pays du Proche et Moyen Orient
ne sont pas les seuls à avoir bénéficié
de la hausse de la facture énergétique. Les importations
en provenance du Nigeria ont aussi crû de 400 % en 2000, grâce
au poste combustibles. C'est aussi le cas de l'Angola ou de l'Algérie.
Les importations en provenance du Brésil ont été très dynamiques, avec une progression de 90 %, grâce aux équipements du foyer et aux produits en bois et papier. Les importations russes ont progressé de + 36,6 %, notamment du fait des métaux et produits métalliques. Les importations en provenance de Hongrie et de la Pologne ont de nouveau fortement progressé (un peu moins de 30 %), alors que celles provenant de la République Tchèque (équipements métalliques et produits mécaniques en tête) et de la Roumanie sont dans la moyenne autour de 20 %. L'Amérique du Nord est moins dynamique malgré les importations canadiennes qui ont progressé de 42,5 %. Les importations en provenance du Mexique ont été en hausse de 12,5 % et celles en provenance des Etats Unis de 9,2 %. Le net recul (- 14 %) des importations d'équipements et de composants électriques et électroniques (qui représentent plus de 27 % des importations en provenance des Etats-Unis) explique la moindre progression en provenance des Etats-Unis. A l'inverse, certains produits ont connu des hausses significatives des importations : les produits pharmaceutiques (+ 52,9 %), les équipements mécaniques (+ 23 %) et les produits chimiques (+ 19,1 %) notamment. Une
zone Asie dynamique mais avec des évolutions contrastées. Les importations en provenance de la Malaisie (+ 78,8 %), de Singapour (+ 47,5 %) et du Japon (+ 33,2 %) sont apparues particulièrement dynamiques. Les importations japonaises ont progressé sur de nombreux produits : produits pharmaceutiques et équipements du foyer, équipements mécaniques, produits métalliques et chimiques. Pour Singapour, la croissance des importations est due aux composants électriques et électroniques. Pour la Malaisie aussi, avec les équipements électriques et électroniques et les équipements du foyer. Pour la Chine, la progression est moins remarquable (+ 25,9 %) mais reste très forte : elle est due principalement aux biens d'équipement et aux biens intermédiaires (dont les importations de produits textiles notamment). Les importations en provenance de Corée du Sud et de Taiwan marquent par contre un recul. Ce recul est lié à la baisse des importations d'équipements électriques et électroniques. On note ainsi un décalage important entre le dynamisme des exportations vers la Corée et le recul des importations. Pour les importations d'équipements électriques et électroniques, on assiste cette année encore à une certaine redistribution en Asie, avec de fortes baisses en provenance de certains pays, compensées par des hausses également significatives en provenance d'autres pays. Malgré un ralentissement du rythme de progression, les importations en provenance de l'Union européenne sont restées bien orientées. La croissance des importations a dépassé les 10 % en provenance de l'Allemagne, de l'Italie, de la Belgique, de l'Espagne et de la Suède, avec de fortes progressions pour de nombreuses catégories de produits. Pour l'Allemagne, la hausse est principalement le fait de l'édition et des composants électriques et électroniques. Pour l'Italie, ce sont les composants électriques et électroniques qui ont le plus tiré les importations. D'autres produits se sont bien comportés : les produits des IAA, les équipements mécaniques, les équipements électriques et électroniques et les métaux et produits métalliques. En revanche, un poste important des importations italiennes est en chute ( - 6,1 %), ce sont les équipements du foyer. Les importations en provenance du Royaume-Uni ont augmenté de plus de 29 % principalement du fait des composants et surtout des équipements électriques et électroniques. Les importations finlandaises ont aussi fortement progressé de 40 % grâce aux biens d'équipements et aux produits chimiques. A l'inverse, les importations des Pays-Bas (- 2,3 %) et du Portugal (+ 2,9 %) ont régressé ou progressé très modérément. Pour les Pays-Bas, c'est le fait de nombreux produits : les produits pharmaceutiques, chimiques, en bois/papier/carton et textiles, mais surtout les équipements électriques et électroniques. Pour le Portugal, c'est le fait de l'habillement/cuir, des produits minéraux et de l'industrie textile. Hors UE, les importations turques ont été très dynamiques (+ 36,1 %) notamment du fait des produits de l'industrie automobile et de l'industrie textile. Un taux de couverture en léger recul En conclusion, les variations des exportations et des importations enregistrées en Rhône-Alpes en 2000 ont conduit à la poursuite du tassement du taux de couverture global (exportations/importations). Ce taux de couverture s'est dégradé avec l'ensemble des zones géographiques, à l'exception de l'Union européenne. C'est avec l'Amérique centrale et du Sud, et le Proche et Moyen Orient que le taux de couverture s'est le plus dégradé, tout en restant positif (exportations supérieures aux importations). * Part dans les exportations de Rhône-Alpes supérieure d'au moins 50 % à la part moyenne dans les exportations françaises |
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