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L'indice boursier régional
IAE / BNP Paribas a fêté ses quinze ans d'existence
L'indice
IAE/BNP Paribas a fêté son quinzième anniversaire
en septembre dernier. A cette occasion, une étude de l'évolution
des cours, depuis sa création, a été conduite par
Alain Teston, Directeur de l'Institut d'Administration des Entreprises
de l'Université Lyon 3.
L'indice boursier régional IAE de Lyon / BNP Paribas a régressé
de 7,5 % entre début septembre et fin novembre. La chute a commencé
dès le mois de juin, et s'est accentuée avec les attentats
du 11 septembre aux Etats-Unis. Une reprise a cependant été
enregistrée récemment.
L'indice IAE de Lyon / BNP Paribas a été créé
en septembre 1986, pour situer l'état des entreprises de la région
vues par le marché boursier. Cet indice régional regroupe
80 valeurs cotées sur les marchés réglementés.
Il comporte des valeurs à forte capitalisation et à marché
actif, mais aussi des actions de PME/PMI de taille moindre.
L'indice régional IAE de Lyon / BNP Paribas a reculé de
plus de 18 % depuis le début de l'année. La chute a été
particulièrement marquée entre juin et novembre, mais
la tendance est de nouveau à la hausse depuis lors. Au niveau
régional, trois actions sur quatre ont reculé depuis la
rentrée de septembre, mais une dizaine de valeurs sont en forte
hausse, appartenant à des secteurs très divers, dont des
activités traditionnelles. Malgré l'importante volatilité
des marchés actions à court terme, leurs performances
sur longue période sont notables. Durant les périodes
de correction et de consolidation boursière, grâce à
sa capacité d'adaptabilité et à son ouverture internationale
accrue, le tissu des PME/PMI de la région ressort davantage encore
comme un soutien probant.
Une forte volatilité
de l'indice boursier à court terme
A l'occasion de
l'anniversaire de l'indice boursier régional, un bilan de ses
15 années d'existence a été dressé par Alain
Teston. La période prise en compte se traduit, de début
1988 à fin 1995, par une tendance faiblement haussière.
Mais depuis, la progression est bien plus rapide, avec des sommets atteints
d'une part en juillet 1998, avant la crise russe et asiatique, et d'autre
part, durant l'été 2000, au moment de l'apogée
médiatique - et réelle - de la " nouvelle économie
". Les corrections opérées depuis ont ramené
les marchés à une réalité plus juste.
On peut relever
dans le détail que les années baissières sont au
nombre de six en 15 ans, mais que seulement deux se sont traduites par
des reculs notables (1987 et 1990). Les années de fortes progressions
sont nombreuses, particulièrement 1988 (+ 46,8 %) et 1989, puis
1993 (+ 43,9 %) et 1999.
mais
des risques limités sur longue période.
L'étude
porte aussi sur le rendement global d'un portefeuille investi sur l'indice
IAE de Lyon / BNP PARIBAS, en fonction de la durée de placement
retenue. Les dividendes versés ne sont pas pris en compte, la
seule valorisation du capital investi étant considérée.
La période observée s'étend de fin décembre
1986 à fin novembre 2001.
Pour un placement
sur 5 ans, les résultats vont de -15 % (pour un placement en
mars 1987) à + 182 % (en décembre 1995). Pour un investissement
sur trois ans, les résultats vont de - 28 % à + 106 %.
Sur les trois dernières années le gain atteint 23 %.
Pour un placement
d'une année, la perte maximale est de 49 % pour un investissement
de fin mars 1987 à fin mars 1988, en plein krach boursier. De
fin janvier 1988 à fin janvier 1989, le gain aurait été
maximum (+ 83 %). Sur les douze derniers mois, la perte atteint 16 %.
La volatilité
des marchés induit logiquement des variations considérables
de résultats sur une durée aussi limitée, alors
que sur une période de 5 ans des gains sont pratiquement toujours
observés. Si les marchés actions présentent des
risques à court terme, ils sont généralement bien
rémunérateurs sur une période plus longue. Il est
d'ailleurs habituel de dire qu'il faut apprécier la rentabilité
sur une durée de deux ou trois ans au minimum.
De fin 1990
à aujourd'hui, l'indice IAE de Lyon / BNP Paribas est en hausse
de 200 %.
Les marchés
actions sur la durée ne présentent donc pas de risques
majeurs. Les effondrements de cours après le krach d'octobre
1987, ou les événements de septembre dernier, n'ont pas
eu d'effets aussi durables que certains l'avaient anticipé.
Source : IAE de
l'Université Lyon 3, 6 décembre 2001.

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