Accueil
Accueil

Créer ou reprendre une entreprise
Transmettre son entreprise
S'informer sur les aides
Innover
Réussir à l'international
Former les hommes
Conduire sa démarche environnement
Développer ses marchés
Trouver des partenaires
Développer son commerce et son entreprise de services
Aménager et développer les territoires
Promouvoir le tourisme en Rhône-alpes
Simplifier ses formalités
Développer sa démarche d'intelligence économique

Conjoncture économique
Chiffres clés
Panorama de l'économie
Rhône-Alpes en cartes
Coup de projecteur
Dossiers de Rhône-Alpes Economie
Répertoire de 4 000 entreprises

Les CCIT en Rhône-Alpes
Les CCIT en ligne
Les experts des CCIT
Organisation et missions de la CCIR et des CCIT de Rhône-Alpes

Espace Innovation
Enterprise Europe Network
R3AP
Rhônalpexport
Sémaphore
Transcommerce
C-Cible
Foires et salons
Notre sélection de liens
Librairie économique
plus de 150 publications

Espace presse
Communiqués de presse
Les magazines des CCIT

Le 19 mars 2003  

 

 

 

Archives
des
Analyses et débats

Bilan économique de l'année 2002


2002 ne s'est pas traduite par la reprise économique qui avait été espérée. L'industrie a connu un deuxième semestre décevant. Le commerce extérieur s'est encore inscrit en retrait cette année. Les activités liées à la consommation des ménages ont été mieux orientées.

L'investissement a fait défaut, tandis que les marchés financiers enregistraient un nouveau recul important. Le marché de l'emploi a également été mal orienté, même si le taux de chômage régional reste inférieur à celui de la France.

Le rebond industriel attendu ne s'est pas confirmé


> L'activité industrielle s'est redressée au premier semestre 2002, mais la situation s'est retournée au cours de l'été. Le solde d'opinion des industriels en fin d'année était tout juste positif et les carnets de commandes restaient faiblement garnis. 2002 s'est également caractérisée par un mouvement de déstockage.

> Sur l'ensemble de l'année, les chiffres d'affaires dans l'industrie n'ont progressé que de 0,5 %, selon l'enquête rapide de la Banque de France réalisée début 2003.

> La situation a été différenciée selon les secteurs industriels. Ceux soutenus par la consommation des ménages ont bien résisté, comme l'industrie agroalimentaire, l'industrie automobile et les biens de consommation. En revanche, l'année a été largement moins favorable pour les biens d'équipement et les biens intermédiaires.

> La faiblesse de la demande étrangère a joué contre une franche amélioration de l'activité industrielle. Les exportations se sont repliées de 3,8 % sur l'année, soit davantage que dans l'ensemble du pays. La mauvaise conjoncture allemande a notamment affecté le commerce extérieur régional. La progression sensible du cours de l'euro face au dollar a pénalisé de nombreux exportateurs européens.

Une situation relativement favorable dans les services

> L'activité des services a été globalement stable cette année, le quatrième trimestre ayant même été plutôt positif. Les activités de transport et la restauration traditionnelle se sont bien comportées. L'année a en revanche été difficile pour le travail temporaire.

> La fréquentation hôtelière a été semblable à celle de 2001. La part de la clientèle étrangère, après avoir diminué au fil des trimestres, s'est stabilisée en fin d'année.

> Le trafic aérien s'est replié de 4 % sur l'ensemble de l'année. Le quatrième trimestre s'est caractérisé par une certaine reprise, qui doit être relativisée du fait du faible niveau d'activité fin 2001. Les activités de " charter neige " ainsi que les lignes à bas coûts ont soutenu le trafic de certains aéroports régionaux.

Une année contrastée dans le BTP

> L'amélioration de la conjoncture dans les travaux publics ne s'est pas poursuivie au quatrième trimestre. L'activité du bâtiment a atteint un niveau moyen en fin d'année, après un léger et régulier mouvement de repli.

> La construction de logements est demeurée bien orientée cette année, avec une évolution plus favorable qu'en France.

> La demande de logements neufs est restée soutenue, particulièrement au quatrième trimestre. Les prix de vente ont sensiblement progressé.

Commerce : un certain essoufflement

> Le chiffre d'affaires des commerces indépendants de détail n'a progressé que de 0,9 % en 2002. Le niveau de l'inflation (+ 2,1 % fin décembre) relativise encore cette évolution. Le dernier trimestre a été un peu plus favorable.

> Les immatriculations de voitures neuves se sont inscrites en repli cette année, en Rhône-Alpes (- 5,7 %) et en France (- 4,9 %).

> Quant au commerce de gros, il a connu une année défavorable. L'activité s'est inscrite à un bas niveau et les intentions de commande se sont dégradées au deuxième semestre.

Des évolutions qui confirment le faible niveau d'investissement

> Les importations de biens d'équipement ont fortement reculé en 2001 dans la région (- 15 %), davantage encore qu'au plan national (- 9 %).

> Les immatriculations de poids lourds ont également régressé (- 6,8 %) cette année.

> La construction de locaux d'activité (bâtiments industriels et bureaux) est également en recul. Le niveau des mises en chantier demeure cependant élevé.

Des marchés financiers encore en forte baisse

> L'indice boursier régional IAE/BNP Paribas s'est replié de 22 % cette année, alors qu'il avait déjà enregistré un recul important en 2001.

> L'indice européen IFE 15 a suivi la même tendance, son repli annuel étant encore plus marqué (- 32 %).

Un tissu d'entreprises qui résiste bien

> Si les défaillances d'entreprises sont reparties à la hausse cette année, l'ampleur de la progression apparaît somme toute modérée (+ 2 %, contre + 3 % en France).

> Les créations d'entreprises s'orientaient à la hausse au quatrième trimestre (+ 7 %). Tous les secteurs étaient concernés par cette progression.

Une orientation défavorable du marché de l'emploi

> Le chômage a progressé de 6,4 % cette année, Rhône-Alpes étant plus affectée que l'ensemble du pays. Le taux de chômage régional restait cependant à fin décembre inférieur à celui de la France : 8,1 % contre 9,1%.

> L'année s'est caractérisée par une forte reprise des licenciements économiques (+ 20 %). Leur nombre n'est cependant pas plus important qu'en 1998 ou 1999.

> Fait nouveau depuis 4 ans, le chômage de longue durée est également reparti à la hausse.

> Les offres d'emploi enregistrées par l'ANPE se sont inscrites en baisse (- 3,8 % sur l'année), essentiellement du fait des offres d'emplois durables.

Haut de page