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Analyses et débats
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La R&D dans les entreprises,
point fort de Rhône-Alpes
Les
dépenses de R&D progressent de nouveau fortement
En France, pendant
la décennie 1980, les dépenses de R&D* privées et publiques étaient
très élevées avec un taux de croissance supérieur à celui du PIB. A
partir de 1991, leur progression n'a cessé d'être inférieure à celle
du PIB (elle a même été négative en 1994 et 1997), pour remonter en
1998 et 1999 à des taux plus élevés et plus proches de celui de la croissance
de la richesse nationale. Les dépenses de R&D des entreprises auraient
progressé plus rapidement que le PIB en 1999 (+ 3,7 % contre + 2,9 %)
et il en résulterait un maintien de l'effort global de R&D (soit 2,2
% du PIB). La progression des dépenses de R&D des entreprises se serait
poursuivie en 2000 (+ 2,6 %).
Au cours de la
décennie 1990, les dépenses privées de R&D ont encore accentué l'écart
avec les dépenses publiques, leur progression étant plus forte.
En 1998, les dépenses
de R&D en Rhône-Alpes se répartissent pour 1/3 dans le public** et 2/3
dans les entreprises, pour un montant global de 18,8 milliards de francs
(2,87 milliards €).
|
En
1998
|
Rhône-Alpes
|
Part
Rhône-Alpes
en France*
|
|
R&D
publique
|
Chercheurs (dont boursiers)
|
8 474
|
10,7 %
|
| Autres personnels** |
4 462
|
8,7 %
|
| Ensemble des personnels
|
12 936
|
10,0 %
|
| Dépenses de R&D |
6 188
MF
|
9,8 %
|
|
R&D
privée
|
Chercheurs |
8 487
|
11,7 %
|
| Ensemble des personnels
|
19 039
|
11,3 %
|
| Dépenses de
R&D |
12 595
MF
|
10,9 %
|
Source : Direction
de la programmation et du développement, Ministère de l'éducation nationale
* Non compris La Défense, les associations sauf Curie et Pasteur, les
Universités et grandes écoles sous tutelle du MENRT
** Ingénieurs, techniciens et administratifs
Les dépenses de
R&D dans le public ont progressé dans une moindre mesure en Rhône-Alpes
qu'au niveau national entre 1992 et 1998. La région a ainsi perdu en
1998 sa place de dauphin de l'Ile-de-France au profit de Midi-Pyrénées.
Rhône-Alpes représente 9,8 % des dépenses publiques de R&D, avec une
forte implantation de laboratoires du CNRS.
Répartition
des dépenses publiques de R&D par type de structures
|
En
1998
|
EPST*
|
EPIC**
|
CNRS
|
Universités
|
Autres
|
| Rhône-Alpes
|
7 %
|
29,9 %
|
24,8 %
|
32,8 %
|
5,5 %
|
| France |
12 %
|
32,1 %
|
19,1 %
|
29,6 %
|
7,2 %
|
Source : Direction de la programmation
et du développement, Ministère de l'éducation nationale *Etablissement
public scientifique et technologique
** Etablissement public industriel et commercial
La R&D privée
se développe plus en Rhône-Alpes
Dans les entreprises
rhônalpines, les dépenses de R&D ont progressé entre 1992 et 1998 de
29,1 %, contre 9,5 % au plan national. Rhône-Alpes est la région qui
a le plus profité de la hausse des dépenses de R&D privée sur cette
période. Sa part au niveau national est passée de 9,2 % en 1992 à 10,9
% en 1998 : + 1,7 point alors que les deux meilleures régions derrière
Rhône-Alpes n'ont progressé que de 0,6 point (la troisième région derrière
l'Ile de France et Rhône-Alpes est PACA avec 6,2 % des dépenses). Le
nombre de chercheurs a lui aussi fortement progressé : + 31,5 % contre
+ 12,6 % au plan national. Avec 11,7 % des chercheurs travaillant dans
les entreprises, Rhône-Alpes est la première région derrière l'Ile de
France (PACA, qui est la région la plus pourvue derrière Rhône-Alpes
représente seulement 6,3 % des chercheurs).

Source : Direction de la programmation
et du développement, Ministère de l'éducation nationale
Au vu de ces résultats,
on constate clairement que Rhône-Alpes est la région française hors
Ile-de-France où la R&D globale est la plus présente, et que cette présence
se concrétise plus précisément dans les entreprises que dans le public.
La montée
en puissance de l'électronique au sein de la R&D privée rhônalpine
Les secteurs
d'activité fortement innovants sont, à l'exception de la construction
aéronautique, navale et ferroviaire, des secteurs très présents en Rhône-Alpes,
et même des fleurons de la région.
|
En
France, 1998
|
Dépenses
R&D / Valeur Ajoutée
|
Effectif
R&D / Effectif total
|
| Chimie, pharmacie,
caoutchouc, plastiques |
11,8 %
|
12,2 %
|
| Equipements
et composants électriques et électroniques |
18,9 %
|
14,6 %
|
| Industrie automobile
|
12,2 %
|
9,3 %
|
| Construction
aéronautique, navale et ferroviaire |
29,4 %
|
16,6 %
|
| Ensemble
des secteurs |
4,9
%
|
8,1
%
|
Source : Direction de la programmation
et du développement, Ministère de l'éducation nationale

Source : Direction de la programmation
et du développement, Ministère de l'éducation nationale
Les dépenses privées
de R&D dans le secteur de l'électronique (informatique, matériaux et
composants, instruments de mesures) ont réalisé une montée en puissance
en Rhône-Alpes alors que dans certaines de ces branches, elles reculaient
même au plan national. Les services d'ingénierie ont aussi fortement
progressé, mais dans une moindre mesure en Rhône-Alpes qu'en France.
En revanche, on note un recul des dépenses de R&D dans le secteur de
la chimie rhônalpine, compensé par la forte hausse de la pharmacie (plus
forte qu'au plan national de 7 points).
La conséquence
de ces fortes progressions, en général plus fortes en Rhône-Alpes qu'en
France, c'est que dans de nombreux secteurs, et pas des moindres, la
part des dépenses privées de R&D rhônalpines dans le total national
est en progression.
Variation
des dépenses de R&D privées entre 1992 et 1998
|
|
Rhône-Alpes
|
France
|
| Chimie |
- 10,7
%
|
0,0 %
|
| Pharmacie |
+ 54,0
%
|
+ 47,0
%
|
| Machines,
équipements |
0,0 %
|
- 12,0
%
|
| Machines de
bureau, informatique |
+ 236,0
%
|
- 22,9
%
|
| Constructions
électriques |
+ 33,5
%
|
+ 24,2
%
|
| Matériaux et
composants électroniques |
+ 79,5
%
|
+ 42,7
%
|
| Instruments
de mesure, radio-détection |
+ 29,0
%
|
- 33,6
%
|
| Services d'ingénierie* |
+ 65,4
%
|
+ 77,0
%
|
| Ensemble
des secteurs |
+ 29,1
%
|
+ 9,5
%
|
Source : Direction de la programmation
et du développement, Ministère de l'éducation nationale
* Variation entre 1993 et 1998
Si Rhône-Alpes
représente près de 11 % des dépenses de R&D privées françaises en 1998,
la région représente une part encore plus conséquente pour de nombreuses
spécialités. C'est le cas pour les machines, équipements (22 % du total
national), les constructions électriques (24 %), les services d'ingénierie
(29 %) et les machines de bureau, informatique (31 %). C'est aussi le
cas de la sidérurgie, fonderie (20 %), du textile, habillement (25 %)
et des matériaux de construction, céramiques (31 %), mais avec des niveaux
de dépenses plus faibles.
*
La recherche et le développement expérimental (R&D) englobe les travaux
de création (obtention de connaissances nouvelles, élaboration, mise
au point de procédés nouveaux, amélioration de procédés ou produits
déjà existants) entrepris de façon systématique en vue d'accroître la
somme des connaissances pour de nouvelles applications.
** La recherche publique comprend les services
de l'Etat (organismes publics de recherche, la Défense, certaines administrations
territoriales…), l'enseignement supérieur (établissements de recherche
des universités, les CHU, le CNRS…) et quelques institutions sans but
lucratif.
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