Les démarches de qualité et de bonnes pratiques se développent
Les crises agricoles et le besoin de transparence sur les pratiques de production ont légitimé les démarches de qualité entre les exploitations et leurs clients (structures intermédiaires de mise en marché, distributeur final.). Elles se sont concrétisées par le développement de différents cahiers des charges de production au cours des dernières années (EUREPGAP, IFS, BRC, Nature's choice). Aujourd'hui, 150 exploitations arboricoles sont par exemple certifiées EUREPGAP en Rhône-Alpes, ce qui favorise l'accès à certains marchés.
Pour apporter une réponse structurée à cette multiplication d'initiatives, la profession a lancé ses propres démarches, parmi lesquelles la Charte des Bonnes Pratiques d'Elevage pour la production bovine (6 745 élevages) et la qualification des exploitations agricoles (100 exploitations).
Le nombre restreint d'exploitations qualifiées ne traduit pas la demande soutenue en matière de diagnostic environnemental. Dans le même temps, l'entrée en vigueur de la conditionnalité des aides européennes incite à l'amélioration des pratiques agricoles.
Une autre spécificité de l'agriculture régionale est le nombre et le poids des produits agricoles et agroalimentaires sous signes de qualité et d'origine. En fin 2006, on dénombre en Rhône-Alpes près de 60 Appellations d'Origine Contrôlée, 14 Indications Géographiques Protégées, plus de 50 Labels Rouges, 30 Certificats de Conformité Produits (indication ne faisant plus partie des signes officiels de qualité) et 1 200 exploitations engagées dans la production en Agriculture Biologique.
lien vers la fiche pôle d'activité et de compétences Industries Agroalimentaires
Pour avoir une vision précise et globale de l'impact de ces dispositifs sur les filières, un forum rhônalpin des produits sous Signes d'Identification de la Qualité et de l'Origine (SIQO) a été mis en place par la Chambre Régionale d'Agriculture et ses partenaires. (http://rhone-alpes.synagri.com)
La Loi d'Orientation Agricole de 2006 a redéfini la politique « qualité » agricole, en fonction de deux objectifs : améliorer la lisibilité pour les consommateurs et faciliter l'accessibilité pour les producteurs. Elle a instauré une structure unique de pilotage des SIQO : l'Institut National de la Qualité et de l'Origine, reconnu comme établissement public administratif.
Plusieurs changements sont à noter : le Certificat de Conformité Produit ne fait plus partie des SIQO mais reste une certification garantie par l'Etat. Les appellations spécifiques Produits de montagne, Produits fermiers, Produits de pays font partie de la réforme et verront leur utilisation encadrée. Les SIQO seront dorénavant gérés par des organismes de défense et de gestion (ODG), qui doivent obtenir la reconnaissance de l'Institut National de la Qualité et de l'Origine.




