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4. Les activités économiques / 4.8 L'agriculture

Près de 46 000 exploitations agricoles en Rhône-Alpes

© Photo : Groupama Rhône-Alpes

En 2005, on recense 45 867 exploitations en Rhône-Alpes (soit 8,5 % des exploitations de France métropolitaine). Les exploitations forestières et les scieries représentent 794 entreprises et emploient 2 300 unités de travail annuel (UTA) salariées [1].

L'enquête 2005 des structures agricoles montre une évolution certaine depuis le recensement général de 2000. L'agriculture de Rhône-Alpes a perdu 20 % de ses exploitations, 1,5 % de sa surface agricole (avec 4 500 hectares perdus par an) et 12 % de ses emplois.

Les exploitations agricoles en Rhône-Alpes

Source : Chambre régionale d'agriculture Rhône-Alpes

La taille des exploitations est en augmentation, la surface agricole utile moyenne étant passée de 27 hectares en 2000 à 32 hectares en 2005.

Si le nombre d'exploitations professionnelles se maintient (29 000 exploitations), les exploitations à titre secondaire sont en régression (- 10 000 exploitations en cinq ans). Peu de surface a été libérée, ce qui explique l'augmentation assez limitée de la taille moyenne des exploitations.

Les exploitations qui ont connu le plus grand nombre de disparitions entre 2000 et 2005 sont celles de petite taille. Le nombre d'exploitations de plus de 100 hectares a en revanche augmenté.

Comme partout en France, un agrandissement des entreprises de production est en train de s'opérer, pour des raisons de viabilité économique mais aussi du fait de démembrement d'exploitations sans succession.

L'installation en agriculture reste assez attractive en Rhône-Alpes : on y recense environ 750 installations par an. Environ la moitié des jeunes entrepreneurs ne bénéficient pas des aides européennes à l'installation et la moitié ne sont pas issus d'un cadre familial agricole. Les installations ne comblent cependant pas les disparitions d'entreprises agricoles (environ 3 000 par an). Ces chiffres devraient rester assez constants jusqu'en 2015, avec certainement un pic des installations en 2007 et 2008.

L'installation en agriculture reste assez attractive en Rhône-Alpes : on y recense environ 750 installations par an. Environ la moitié des jeunes entrepreneurs ne bénéficient pas des aides européennes à l'installation et la moitié ne sont pas issus d'un cadre familial agricole. Les installations ne comblent cependant pas les disparitions d'entreprises agricoles (environ 3 000 par an). Ces chiffres devraient rester assez constants jusqu'en 2015, avec certainement un pic des installations en 2007 et 2008.

En matière de statut juridique, les exploitations individuelles (38 000 exploitations) continuent à régresser au profit des formes sociétaires : 3 200 GAEC et 2 550 EARL.

Les modes de faire valoir connaissent également des évolutions. L'augmentation du prix du foncier, les formes sociétaires et la disparition des petits exploitants propriétaires au cours des dernières années ont entraîné le recul du faire valoir direct [2] (415 000 hectares) alors que les autres modes de faire valoir augmentent (indivision, location, usufruit.). Le fermage (location) représente 1 055 000 hectares.

L'agriculture rhônalpine peut être caractérisée par une répartition en quatre catégories :

  • 20 % des chefs d'exploitation perçoivent une retraite ;
  • 25 % des exploitations sont spécialisées en production agricole, avec parfois plusieurs productions ;
  • 25 % des exploitations sont diversifiées, c'est à dire qu'elles ont des activités de transformation, de vente ou d'accueil à la ferme ;
  • 30 % des exploitations font de la pluriactivité : les chefs d'exploitation ou leur conjoint combinent activités agricoles et autres activités.

Les petites exploitations sont très pluriactives, mais on trouve les quatre types d'exploitation quelle que soit la taille des entreprises. Cette diversité d'entreprises associée à une dispersion des productions agricoles peut représenter un inconvénient majeur en matière de transformation et de présence sur les marchés, par un manque de concentration des volumes de production.

En matière de structuration du travail, le nombre de salariés non familiaux et de salariés saisonniers diminue relativement peu. Par contre, dans les exploitations professionnelles, on assiste à une diminution du nombre de conjoints co-exploitants ou aides familiaux au profit de salariés familiaux. En effet les parents retraités assurent un travail d'appoint qui remplace celui d'enfants aides familiaux. Ces derniers s'orientent plutôt vers des activités hors agriculture. Ce constat est en parfaite correspondance avec ce qui se passe en matière d'installation en agriculture.

L'emploi agricole à la production est de 64 160 unités de travail annuel, soit 7,5 % des UTA agricoles en France. Le salariat dans les exploitations est important : 17 600 UTA, avec un nombre important de saisonniers (environ 100 000 par an, dont la moitié en viticulture). Les UTA de salariés se répartissent entre cultures spécialisées (9 700), viticulture (3 600), polyculture élevage (3 500) et structures équestres (650).

En 2006, l'économie des exploitations a été marquée par la mise en application du découplage partiel des primes à la production, avec la mise en place des Droits à Paiement Unique (DPU). D'un point de vue comptable, cela se traduit par un basculement de l'enregistrement des aides. En 2005, elles étaient enregistrées en même temps que la production, tandis qu'à partir de 2006, elles sont enregistrées dans le poste des subventions d'exploitation. Ce jeu d'écriture n'a pas d'incidence sur le revenu des exploitations agricoles, mais il ampute mécaniquement la valeur ajoutée des entreprises. A plus long terme, le découplage de ces aides du produit entraînera des changements d'assolement et de production en réaction à l'évolution des marchés.


[1] Unité de travail annuel (UTA) : unité équivalent au travail d'une personne travaillant à temps plein pendant une année.

[2] Faire valoir direct : les superficies sont la propriété de la personne qui les exploite.

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