La répartition des activités de services est relativement inégale selon les territoires
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Les territoires les plus orientés vers les activités de services sont soit les grandes agglomérations, soit les zones les plus touristiques de la région. Les zones d'emploi de Lyon et Grenoble concentrent à elles seules près de la moitié des salariés des services de la région (48 %, contre 44 % pour l'ensemble des activités et 37 % seulement pour l'industrie). Ces deux zones d'emploi sont celles pour lesquelles la part des services dans l'emploi salarié est la plus forte : 64 % de l'emploi salarié total[1]. Elles concentrent notamment une large part des emplois dans les postes et communications, les activité de conseil et assistance, la recherche et développement ainsi que les activités financières.
Les effectifs salariés dans les services, par zone d'emploi
Source : INSEE, estimations d'emploi au 31/12/2004, données provisoires
Selon l'analyse réalisée en 2004 par l'INSEE et les Chambres de commerce et d'industrie Rhône-Alpes, six zones d'emploi outre Lyon et Grenoble présentent une vocation de services affirmée : il s'agit principalement de zones urbaines, abritant une préfecture : Saint-Etienne, Chambéry, Annecy, Bourg-en-Bresse, Crest-Die, et Drôme-Ardèche Centre[2].
La zone d'emploi de Grenoble se distingue de ce premier regroupement par le poids important des activités tertiaires à haute qualification professionnelle qu'elle présente. Le poids de la recherche et développement y est notamment sensiblement plus élevé que dans les autres zones d'emploi.
Les zones d'emploi alpines, ainsi que l'Ardèche méridionale, présentent une orientation « services » affirmée du fait de leur important tissu d'activités touristiques.
Plusieurs zones, parmi lesquelles celles de Drôme-Ardèche-Sud, du Beaujolais-Val-de-Saône ou encore d'Oyonnax, affichent une présence tertiaire globalement plus limitée qu'ailleurs. Il s'agit de zones plutôt spécialisées, à dominante agricole ou industrielle. Les services opérationnels, qui accompagnent souvent les activités industrielles, y sont néanmoins bien représentés.
De 1998 à 2005, on constate que la part des services dans le tissu économique s'est accrue de façon plus importante dans des zones d'emploi déjà fortement tertiarisée comme le Genevois français, Annecy ou Lyon, mais aussi dans des bassins industriels tels qu'Oyonnax, Ambérieux, le Nord-Isère ou Romans-Saint Marcellin. Dans les deux cas, cette part croissante est liée à un fort développement de l'emploi des services.
Selon l'analyse prospective commune de l'INSEE et des CCI de Rhône-Alpes, toutes les zones d'emploi de la région devraient enregistrer un développement des métiers liés aux services marchands entre 2000 et 2010[3]. Ce développement serait toutefois plus ou moins soutenu selon les territoires : la Haute-Savoie et la Tarentaise devrait encore bénéficier d'un accroissement important. Les zones d'emploi autour de Lyon pourraient aussi enregistrer une hausse sensible de l'emploi dans les métiers des services marchands, sous l'effet conjoint d'un rattrapage dans la tertiarisation des activités et de la périurbanisation de Lyon.
[1] INSEE, Estimations d'emploi au 31/12/2004
[2] Lettre INSEE / CCI de Rhône-Alpes, N°31, novembre 2004 : « Les services en Rhône-Alpes : des zones d'emploi aux profils variés »
[3] Lettre INSEE / CCI de Rhône-Alpes, N°38, juin 2005 : « Les services marchands : principal gisement d'emplois d'ici 2010 en Rhône-Alpes »




