Des écarts de densité de population entre les territoires de Rhône-Alpes
| Densité (habitants/km²) En 2005 |
|
|---|---|
| Ain | 97 |
| Ardèche | 55 |
| Drôme | 71 |
| Isère | 156 |
| Loire | 153 |
| Rhône | 509 |
| Savoie | 66 |
| Haute-Savoie | 156 |
| Rhône-Alpes | 137 |
| France métrop. | 112 |
Les disparités de densité au sein de la région sont importantes. Le Rhône est le département français le plus densément peuplé hors Ile-de-France ; il devance largement tous les autres départements de la région. La Loire, l'Isère et la Haute-Savoie enregistrent également une densité supérieure à la moyenne nationale. L'Ardèche est le département le moins densément peuplé de la région.
L'Est de la région, et notamment le Sillon alpin, déjà densément peuplé, a connu les plus fortes progressions de population entre 1990 et 1999. Les aires urbaines d'Annecy, de Chambéry, d'Annemasse ainsi que les vallées autour de Grenoble ont enregistré un accroissement de population de plus de 10 % au cours de cette période.
En revanche, l'Ouest de Rhône-Alpes a enregistré des reculs de population entre 1990 et 1999, dans les zones les plus proches du Massif Central et dans l'agglomération stéphanoise. Cette opposition Est/Ouest n'est cependant pas absolue, puisque certains cantons alpins ont perdu des habitants, tandis que l'arrondissement de Montbrison en gagnait. L'aire urbaine de Lyon (notamment ses marges situées dans les départements de l'Ain et du nord de l'Isère), ainsi que la vallée du Rhône (essentiellement autour des agglomérations), ont également vu leur population s'accroître.
Entre 1990 et 1999, la population de l'espace urbain, déjà concentrée, s'est en général accrue. Les progressions les plus fortes ont concerné les communes de la couronne périurbaine des agglomérations. La population de plusieurs centres-villes s'est en outre renforcée (Lyon, Chambéry, Grenoble, Annecy).
Si la population de l'espace rural s'est accrue au même rythme que la population régionale, la forte hétérogénéité entre les espaces ruraux a eu tendance à se renforcer, certains cantons périphériques ayant encore perdu des habitants.
Entre 1999 et 2004, les évolutions de la population des ménages [1] des grandes villes de la région ont été très contrastées : si Saint-Chamond et Saint-Etienne ont enregistré des replis de 4,2 % et 2,6 %, Valence et Grenoble ont enregistré des hausses de 2,2 % et 2,6 %. La population des ménages de Lyon s'est dans le même temps accrue de 4,5 %.
Les projections de population [2]à horizon 2020 dressent un portrait hétérogène de la région selon ses zones d'emploi, les variations de population entre 2000 et 2020 s'échelonnant de -9 % à +33 %.
entre 2000 et 2020 (projections)

Emploi Formation Rhône-Alpes»
[1] Les personnes résidant dans des communautés ou des habitations mobiles terrestres, ainsi que les personnes sans abri ne sont pas prises en compte dans ces estimations.
[2] Projections PRAO-INSEE, correspondant au scénario central de maintien des soldes migratoires observés au cours des années 1990.




