Une région en expansion démographique
Avec 365 000 habitants supplémentaires entre 1999 et 2006, Rhône-Alpes a enregistré, comme au cours des périodes précédentes, un accroissement de population supérieur à la moyenne nationale. Elle figure au cinquième rang des régions françaises en termes de dynamisme démographique derrière le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, la Corse et l’Aquitaine.
Au niveau national, le rythme de progression démographique s’est accentué au cours des dernières années. Les régions de l’ouest et le sud du pays ont été particulièrement concernées par cette dynamique. Rhône-Alpes a vu son taux d’accroissement annuel moyen passer de + 0,60 % pour la période 1990-1999 à + 0,90 % entre 1999 et 2006. Les soldes naturel et migratoire sont restés tous deux positifs dans la région, comme depuis 1962.
L’accroissement naturel entre 1999 et 2006 place Rhône-Alpes au deuxième rang des régions de France métropolitaine, derrière l’Ile-de-France. La jeunesse de sa population explique une grande partie de ce dynamisme (Voir la partie « Une population jeune et active » ).
Au sein de l’Union européenne à 15, Rhône-Alpes fait partie des zones affichant les plus fort taux de natalité (13,1 ‰ en moyenne annuelle sur la période 1991-2000), avec notamment le Danemark, l’Irlande, le nord de la France, une partie des Pays Bas et de la Finlande.
Si les performances rhônalpines en matière d’accroissement migratoire sont moins remarquables à l’échelle européenne, la situation est cependant nettement favorable en la matière. Le solde migratoire de Rhône-Alpes avec les autres régions de métropole est largement positif : il s’est élevé à 10 000 personnes par an entre 1999 et 2004. Le rythme d’accroissement migratoire enregistré au cours de ces dernières années a été plus élevé qu’au cours de la période 1990-1999, dépassant également le niveau soutenu de la décennie précédente.
Si les échanges de population les plus nombreux se font avec la région Ile-de-France, c’est avec les régions limitrophes qu’ils sont les plus intenses (compte tenu de la taille des régions). Globalement, Rhône-Alpes affiche des soldes positifs avec les régions de la moitié nord du pays (Ile-de-France, Bourgogne, Franche-Comté, Nord-Pas-de-Calais) et négatifs avec celles de la moitié sud et de l’ouest (Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne, Midi-Pyrénées, Aquitaine, Bretagne).
Rhône-Alpes apparaît très attractive pour les personnes de 20 à 29 ans, qui viennent y faire leurs études ou y trouver un emploi. Elle est en revanche déficitaire pour les personnes de 60 ans et plus, qui tendent plutôt à se diriger vers le sud à l’âge de la retraite.
| Evolution de la population en valeur absolue entre 1999 et 2005 | Evolution 1999/2005 (en %) | |
|---|---|---|
| Ain | 44 810 | + 8,7 % |
| Ardèche | 16 142 | + 5,6 % |
| Drôme | 25 347 | + 5,8 % |
| Isère | 68 782 | + 6,3 % |
| Loire | 2 845 | + 0,4 % |
| Rhône | 76 957 | + 4,9 % |
| Savoie | 27 495 | + 7,4 % |
| Haute-Savoie | 55 708 | + 8,8 % |
| Rhône-Alpes | 318 086 | + 5,6 % |
Entre 1999 et 2005, tous les départements rhônalpins ont enregistré une progression de leur population. Comme au cours de la décennie 1990, ce sont la Haute-Savoie et l’Ain qui se sont montrés les plus dynamiques. La Loire, qui affichait une évolution négative entre 1990 et 1999, a vu sa population se redresser récemment.
Le rythme de progression de la population s’est fortement accru dans tous les départements rhônalpins au cours des dernières années. L’Ardèche a enregistré la plus forte accélération entre les périodes 1990-1999 et 1999-2005. Au total, Rhône-Alpes a vu sa population croître de 318 086 personnes entre 1999 et 2005, contre 293 800 au cours de la décennie précédente.
| Taux de variation annuel moyen entre 1999 et 2005 | Taux de variation annuel moyen dû au solde naturel | Taux de variation annuel moyen dû au solde migratoire | |
|---|---|---|---|
| Ain | + 1,4 % | + 0,5 % | + 0,9 % |
| Ardèche | + 0,9 % | + 0,1 % | + 0,8 % |
| Drôme | + 0,9 % | + 0,3 % | + 0,6 % |
| Isère | + 1,0 % | + 0,6 % | + 0,4 % |
| Loire | + 0,1 % | + 0,2 % | - 0,2 % |
| Rhône | + 0,8 % | + 0,7 % | + 0,1 % |
| Savoie | + 1,2 % | + 0,4 % | + 0,8 % |
| Haute-Savoie | + 1,4 % | + 0,7 % | + 0,8 % |
| Rhône-Alpes | + 0,9 % | + 0,5 % | + 0,4 % |
Selon les projections de l’INSEE, la population rhônalpine devrait atteindre 6,6 millions de personnes en 2030, représentant alors 10,3 % de la population de France métropolitaine. Rhône-Alpes serait la quatrième région française en termes de progression démographique. La Haute-Savoie et l’Ain enregistreraient les plus fortes croissances. L’Isère et la Savoie se montreraient également dynamiques. Le vieillissement de la population sera sensible, les personnes de 60 ans et plus devant représenter près de 30 % de la population régionale en 2030 (contre moins de 20 % en 2000).
Le nombre de ménages devrait progresser plus rapidement que la population au cours des prochaines années, du fait de l’accroissement du nombre de personnes vivant seules (lié au vieillissement de la population et au changement des modes de vie). L’Ain et les départements alpins connaîtraient une croissance sensible du nombre de ménages. Le Rhône, la Drôme et l’Ardèche enregistreraient une progression plus modérée. La Loire devrait quant à elle enregistrer une faible croissance du nombre de ménages.




