Coup de projecteur
Résultats du Panel régional de conjoncture
juin 2010
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| Vigilance et persévérance |
Jean-Paul MAUDUY
Président de la CRCI Rhône-Alpes
Depuis notre bilan conjoncturel de mars dernier, le climat des affaires dans notre région a évolué dans le bon sens. Pour autant, nous ne sommes pas encore au bout des difficultés. Le contexte financier au plan international, notamment en Europe, avec son lot d’inquiétudes, dégrade le climat conjoncturel. Certains parlent de choc de confiance. Je dirais qu’il y a encore un déficit de confiance qui pèse sur la consommation des ménages et sur l’investissement des entreprises.
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Un résultat du dernier panel TPE-PME des Chambres de Commerce et d’Industrie de Rhône-Alpes me semble bien traduire la situation en termes d’activité. Début juin, les entreprises qui mesurent des signes de reprise sont devenues nettement plus nombreuses que celles qui n’en mesurent pas : 46 % contre 28 %. Mais ¾ des entreprises qui ressentent une reprise n’ont cependant pas encore retrouvé leur niveau d’activité « d’avant-crise ».
Alors, face à une situation économique bien orientée, mais qui reste molle et fragile, certains messages conjoncturels ou structurels gardent toute leur importance. Ils ont déjà été portés mais ils doivent encore l’être en cette longue et harassante période de sortie de crise.
Nous devons d’abord veiller à conforter les acquis et sans doute est-il opportun de parler - aussi - de ce qui marche fort. Nos enquêtes confirment que pour certaines entreprises, la crise est derrière elles, suite au rebond qu’elles ont réussi, ou ne les a pas touchées, du fait de la nature de leur activité. Elles sont autant de locomotives pour notre tissu économique.
Je souscris également pleinement aux propos de Marcel DERUY que j’ai le plaisir d’accueillir dans les colonnes de Conjonctura. Oui, l’heure reste à la mobilisation pour tous les acteurs de l’appui aux entreprises ; une mobilisation de tous les instants qui se doit d’être innovante, pour s’adapter à l’évolution du besoin des entreprises, notamment en matière de financement.
Enfin, parlons encore et toujours de la compétitivité, indissociable de l’esprit de conquête. La demande mondiale est repartie. Les exportations rhônalpines ont amorcé leur redressement, progressant de 10 % sur un an au premier trimestre, sans retrouver pour autant le niveau d’avant crise. C’est maintenant que beaucoup se joue en termes de conquête des marchés. Des places sont à prendre. En ce moment de vérité, il est d’actualité de tout faire pour assurer la compétitivité de nos entreprises, face à leurs concurrents mondiaux. En ce qui nous concerne, nous y veillons pleinement.
| Un atout pour Rhône-Alpes : notre capacité de mobilisation |

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Marcel DERUY
Président de Lyon Place Financière et Tertiaire
Les coups de semonce de ces dernières semaines sur la scène internationale - et européenne en particulier - ont mis en évidence la gravité des enjeux auxquels nous devrons apporter des réponses. Nous savons qu’il sera difficile d’aborder collectivement des débats de société qui se présentent comme autant de renoncements...
Pour autant, nous sommes forts des enseignements tirés de ces deux dernières années : ils démontrent la capacité des politiques à innover dans le soutien aux entreprises et des acteurs économiques à revoir des comportements défaillants, pour retrouver plus de prudence.
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Je veux pour preuve de cette capacité de réaction un certain nombre de mesures qui ont démontré leur efficacité : le plan de sauvetage des banques, le plan de relance ou la création de la médiation du crédit, la mise en place ces derniers mois de dispositifs novateurs dans le domaine du soutien au financement des PME/PMI, avec notamment les mesures CDC et Oseo.
Dans le domaine du financement, on a pu constater en Rhône-Alpes la volonté partagée par une grande partie de la communauté financière de faire connaître ces dispositifs et les activer le plus efficacement possible. Notre association a, quant à elle, œuvré pour faciliter le dialogue au cœur de la crise en organisant des rencontres régulières entre représentants des entreprises et de la communauté financière pour suivre les évolutions du terrain et s’informer sans fard. Nous avons relayé au maximum la mise en place de nouveaux dispositifs, nous avons apporté notre contribution sur l’amélioration de la relation entrepreneurs/banquiers, sur le renforcement des fonds propres etc… autant de thèmes que l’actualité a mis au cœur des enjeux des PME/PMI.
Il ne s’agit pas ici de brosser un tableau pour autant idyllique ; beaucoup reste à faire, sur les sujets évoqués ci-dessus d’abord. Par ailleurs, nous allons ouvrir de nouveaux chantiers, en particulier sur le financement des entreprises et les conséquences de l’affaiblissement prévisible du capital investissement en France, avec la mise en place de la nouvelle directive européenne Solvabilité 2 fin 2012.
Rhône-Alpes devra encore démontrer sa capacité à innover dans le domaine du financement des PME, comme elle l’a fait par le passé en lançant le second marché ou les précurseurs du capital investissement. Cela ne pourra se faire qu’avec la mobilisation conjointe des entrepreneurs et des experts.
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